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Liban

Désignation sans surprise au second jour des consultations parlementaires

C'est fort du soutien de 68 députés, contre 60 au Premier ministre sortant Saad Hariri, que Nagib Mikati a été chargé hier après-midi de former le nouveau gouvernement, au terme de la seconde journée des consultations parlementaires contraignantes entreprises par le chef de l'État pour la désignation du Premier ministre.
Le président Michel Sleiman a entamé les consultations dès le début de la matinée, vers 10 heures, en recevant les membres du bloc de « la décision libre », regroupant les députés Michel Pharaon, Nadim Gemayel, Jean Oghassabian et Serge Torsarkissian. À leur sortie du palais de Baabda, M. Pharaon a indiqué que les membres du bloc avaient désigné Saad Hariri « conformément aux résultats des élections législatives et par respect pour les traditions libanaises au niveau du choix du Premier ministre ». M. Pharaon a déploré sur ce plan que le 8 Mars ait fait fi « des constantes et des traditions » (dans le choix du Premier ministre), « ce qui met en danger la stabilité politique et économique » du pays.
Le chef de l'État a ensuite reçu le bloc du « consensus arménien », conduit par le député Sebouh Kalbakian, qui a précisé que le bloc avait désigné Saad Hariri, « symbole de la modération et de l'ouverture, et défenseur de la parité (islamo-chrétienne) et de la coexistence ».
C'était ensuite au tour de MM. Nagib Mikati et Ahmad Karamé de conférer avec le président Sleiman pour désigner, à l'évidence, M. Mikati qui, à sa sortie de Baabda, a lancé un appel au calme aux habitants de Tripoli, les exhortant de faire preuve de retenue afin d'éviter tout dérapage dans la capitale du Nord. « Quels que soient les développements, a déclaré M. Mikati, le président Saad Hariri reste un frère et un ami (...). Si je me suis lancé dans cette aventure, c'est pour que Tripoli soit présente sur la carte politique du Liban. » En conclusion, M. Mikati a implicitement démenti être le candidat du Hezbollah, soulignant que lorsqu'il a avancé sa candidature, le Hezbollah et d'autres factions l'ont soutenu. « Fallait-il que je leur dise que je ne voulais pas qu'ils me désignent ? » s'est interrogé M. Mikati.
Les députés du Baas prosyrien (Assem Kanso et Kassem Hachem), du Parti syrien national social et du Tachnag ont appuyé de leur côté M. Mikati, à l'instar du ministre Mohammad Safadi, lequel a par ailleurs annoncé, à sa sortie de Baabda, la dissolution de son bloc parlementaire de « l'entente nationale », son colistier, Kassem Abdel Aziz, ayant décidé de soutenir la candidature de M. Hariri.
Le député de la Jamaa islamiya, Imad Hout, a apporté de son côté son appui au leader du Courant du futur qui a également reçu le soutien du député Dory Chamoun, du ministre Boutros Harb, et des députés Tammam Salam, Robert Ghanem et Robert Fadel. À sa sortie du palais de Baabda, M. Chamoun a déclaré qu'il avait désigné M. Hariri parce qu'il est favorable à « la légalité internationale » et que le Liban « n'est pas en mesure de faire face à la légalité internationale ». Pour sa part, M. Robert Ghanem a indiqué qu'il soutenait M. Hariri « conformément aux principes en base desquels je me suis présenté aux élections législatives et par respect pour le mandat que les fils de la Békaa-Ouest et de Rachaya m'ont accordé ».
Quant à M. Harb, il a souligné que « la confrontation doit se faire dans le cadre démocratique », déplorant en outre que la candidature de M. Mikati n'ait pas revêtu un caractère consensuel. « Le candidat consensuel est celui qui est consenti par toutes les parties », a déclaré M. Harb.
Signalons, enfin, que le député Nicolas Fattouche a soutenu M. Mikati.
C'est fort du soutien de 68 députés, contre 60 au Premier ministre sortant Saad Hariri, que Nagib Mikati a été chargé hier après-midi de former le nouveau gouvernement, au terme de la seconde journée des consultations parlementaires contraignantes entreprises par le chef de l'État pour la désignation du Premier ministre. Le président Michel Sleiman a entamé les consultations dès le début de la matinée, vers 10 heures, en recevant les membres du bloc de « la décision libre », regroupant les députés Michel Pharaon, Nadim Gemayel, Jean Oghassabian et Serge Torsarkissian. À leur sortie du palais de Baabda, M. Pharaon a indiqué que les membres du bloc avaient désigné Saad Hariri « conformément aux résultats des élections législatives et par respect pour les traditions libanaises au niveau du choix du Premier...
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