Les funérailles des deux manifestants tués par balles se sont déroulées dans le sud du pays, en présence du dirigeant de l’opposition socialiste et maire de Tirana, Edi Rama. Aris Messinis /AFP
La situation était très tendue hier en Albanie, où pouvoir et opposition se préparent chacun à manifester massivement cette semaine et où deux des victimes de la manifestation antigouvernementale de vendredi à Tirana ont été enterrées. Les funérailles des deux manifestants tués par balles se sont déroulées dans le calme dans le sud du pays, en présence du dirigeant de l'opposition socialiste et maire de Tirana, Edi Rama. M. Rama a appelé à cette occasion ses partisans à manifester vendredi prochain à Tirana « pour rendre hommage aux victimes. Il faut venir pour condamner la violence et le crime qui a coûté la vie à trois hommes innocents ». Le Premier ministre albanais, Sali Berisha, avait également appelé samedi à la mobilisation de ses partisans, en les invitant à manifester « contre la violence », mercredi à Tirana. La manifestation antigouvernementale de vendredi dernier, organisée par l'opposition socialiste, a fait trois morts par balles. Selon un responsable de l'hôpital militaire de Tirana, Bedri Miha, une quatrième personne grièvement blessée par balles est toujours entre la vie et la mort. Pouvoir et opposition paraissent toujours aussi déterminés. Les socialistes réclament la démission de M. Berisha, dont ils n'ont jamais reconnu la victoire lors des élections législatives de juin 2009, accusant le Premier ministre de fraudes. L'Albanie traverse depuis une crise politique, avec une participation minimum de l'opposition aux travaux parlementaires. Il s'agit de la crise politique la plus longue du pays depuis la chute du régime communiste, au début des années 90. Plusieurs représentants internationaux ont exprimé leur vive inquiétude devant la tournure des événements depuis vendredi et appelé au calme. Les images de la manifestation donnent lieu depuis vendredi à une véritable « guerre des images » où pouvoir et opposition présentent chacun sa version des faits. Sur certaines de ces images, on voit plusieurs dizaines de manifestants tenter de pénétrer à l'intérieur du siège du gouvernement. Soudain, l'un d'entre eux tombe à la renverse, touché. La télévision News 24, à laquelle se réfère Edi Rama, a transmis des images montrant des militaires tirer de l'intérieur de la cour du siège du gouvernement. Le pouvoir et l'opposition se sont mutuellement accusés d'être responsables de ces morts.
La situation était très tendue hier en Albanie, où pouvoir et opposition se préparent chacun à manifester massivement cette semaine et où deux des victimes de la manifestation antigouvernementale de vendredi à Tirana ont été enterrées. Les funérailles des deux manifestants tués par balles se sont déroulées dans le calme dans le sud du pays, en présence du dirigeant de l'opposition socialiste et maire de Tirana, Edi Rama. M. Rama a appelé à cette occasion ses partisans à manifester vendredi prochain à Tirana « pour rendre hommage aux victimes. Il faut venir pour condamner la violence et le crime qui a coûté la vie à trois hommes innocents ». Le Premier ministre albanais, Sali Berisha, avait également appelé samedi à la mobilisation de ses partisans, en les invitant à manifester « contre la violence »,...
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