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Lifestyle - Technologies

À Berlin, le jeu vidéo dans tous ses états

Pac-Man, Astéroïdes, Space Invaders, Nimrod et machines superpuissantes en 3D... On trouve tout au Computer Game Museum.

Le musée recèle une incroyable variété de machines et de jeux sur tous supports. Johannes Eisele/AFP

« Zut ! Encore perdu », s'écrie Andreas Lange. Il vient de capituler à nouveau devant Nimrod, premier jeu vidéo de l'histoire, et une des pièces maîtresses d'un nouveau musée, le Computer Game Museum, inauguré vendredi à Berlin. Nimrod est pratiquement imbattable, assure le conservateur du musée, dans son tee-shirt vintage « Space Invaders ». Basé sur le principe du jeu des allumettes, où le joueur qui ramasse la dernière a perdu, ce programme n'est capable que d'une seule et même réponse à chaque mouvement donné de l'adversaire. « Et à chaque fois, il fait le coup parfait », explique M. Lange. En dépit du manque de suspense, Nimrod - un immense panneau constellé de diodes lumineuses -, était, à sa construction en 1951, un des premiers ordinateurs non gouvernementaux et le premier à proposer une application ludique.
Le musée, quant à lui, peut être décrit comme un paradis pour accros aux jeux électroniques. Sur 670 m2, on y revit l'évolution qui mène de l'archaïque Nimrod aux dernières machines superpuissantes en 3D. Les fans de la première heure laisseront libre cours à leur nostalgie devant les classiques du jeu d'arcade que sont Pac-Man, Astéroïdes ou encore Space Invaders. Mais le musée vaut surtout par l'incroyable variété de machines et de jeux sur tous supports qu'il propose. Toutes les générations, qu'elles aient connu la sortie de la première console Pong en 1975, des prototypes d'Apple, en passant par le Commodore 64 d'Atari ou les premières PlayStations, y retrouveront le compagnon d'interminables heures de jeu.
Un musée du jeu sans interactivité serait cependant un comble, et les visiteurs peuvent se frotter aux classiques du genre, comme Donkey Kong, Sonic ou le plus récent Grand Theft Auto IV. « Nous ne sommes peut-être pas le plus grand musée au monde dédié aux jeux vidéos, mais nous pensons être le plus complet », assure M. Lange.
Pour ceux que la nostalgie laisse de marbre, ou pour les assoiffés de nouveauté, le musée offre aussi les toutes dernières innovations comme les jeux basés sur des mouvements du joueur, développés initialement pour la console Wii, ou les jeux de pilotage en 3D futuristes. Les concepteurs du musée n'ont pas non plus oublié qu'il se trouve dans l'ancien Berlin-Est, sur l'artère qui a vu les parades de l'ex-RDA, la Karl-Marx-Allee. Ils ont donc réservé une place à Poly Play, version « communistement correcte » du Pac-Man de l'occident décadent. Le petit rond jaune cherchant à échapper à des fantômes y était remplacé par un lapin traqué par des loups, des personnages tirés d'un dessin animé soviétique.
À côté de Poly Play figure une citation d'un psychologue est-allemand : « Les jeux vidéos permettent de transmettre les idées et les valeurs socialistes aux enfants sous la forme d'un divertissement et de fables. » « Le seul problème, c'est que personne n'avait les moyens de jouer à ces jeux », relève M. Lange.
Reste que l'ex-RDA avait mis le doigt sur un aspect souvent ignoré des jeux vidéos : tout ne tourne pas autour du divertissement. « Les jeux ont un rôle social important. Ils nous poussent à communiquer. Jouer à plusieurs est une activité innée chez l'être humain, mais aussi extrêmement pédagogique », poursuit le conservateur. La technologie doit également énormément aux jeux vidéos. L'un des premiers défis relevés par les informaticiens a été d'apprendre aux ordinateurs à jouer aux échecs, ce qui a ouvert la voie à l'intelligence artificielle. « Une fois qu'un ordinateur sait prendre une décision dans ce cadre, cela ouvre toute une palette d'applications possibles », note M. Lange.
« Zut ! Encore perdu », s'écrie Andreas Lange. Il vient de capituler à nouveau devant Nimrod, premier jeu vidéo de l'histoire, et une des pièces maîtresses d'un nouveau musée, le Computer Game Museum, inauguré vendredi à Berlin. Nimrod est pratiquement imbattable, assure le conservateur du musée, dans son tee-shirt vintage « Space Invaders ». Basé sur le principe du jeu des allumettes, où le joueur qui ramasse la dernière a perdu, ce programme n'est capable que d'une seule et même réponse à chaque mouvement donné de l'adversaire. « Et à chaque fois, il fait le coup parfait », explique M. Lange. En dépit du manque de suspense, Nimrod - un immense panneau constellé de diodes lumineuses -, était, à sa construction en 1951, un des premiers ordinateurs non gouvernementaux et le premier à proposer une...
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