Le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, critiqué ces derniers jours, ainsi que d'autres responsables français, pour sa complaisance envers le régime de Ben Ali, a présenté ses « regrets », dans une lettre publiée hier par un hebdomadaire tunisien. « Les Tunisiens savent que je travaille au service de la Tunisie, et notamment dans le domaine culturel, depuis trente ans. Comme beaucoup d'autres, je l'ai fait en essayant de privilégier le dialogue avec les autorités et souvent en allant jusqu'aux limites de ce qui était acceptable », a écrit le ministre français, neveu de l'ancien président François Mitterrand. M. Mitterrand a été vivement critiqué pour avoir jugé le 9 janvier « tout à fait exagérée » l'opinion selon laquelle le pays serait une « dictature univoque » en réponse à une question sur la répression, déjà en cours, des manifestations.
Un blogueur tunisien accueilli en héros à son retour d'exil
Plusieurs centaines de Tunisiens ont accueilli en héros hier à l'aéroport de Tunis Tarek Mekki, un blogueur tunisien émigré au Canada, connu pour ses diatribes sur la Toile contre le régime du président déchu. « Je me sens fier de rentrer en Tunisie après la chute du dictateur. Internet a joué un grand rôle et a été l'élément-clé pour se débarrasser du tyran », a déclaré Tarek Mekki à Reuters à l'aéroport, où il a été accueilli par 500 personnes. Un autre blogueur, Slim Amamou, a été nommé ces jours-ci secrétaire d'État aux Technologies de la communication dans le gouvernement d'union formé après la chute de Ben Ali.
Riyad a accueilli Ben Ali pour arrêter l'effusion de sang
L'Arabie saoudite a assuré hier avoir voulu contribuer à arrêter « l'effusion de sang » en Tunisie en acceptant de donner asile au président Ben Ali, le 14 janvier. « L'Arabie saoudite n'est pas partie prenante au conflit en Tunisie, mais elle a voulu contribuer à la solution » en acceptant d'accueillir l'ancien président, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Oussama Nogali. L'opposant tunisien Moncef Marzouki a demandé à l'Arabie saoudite de livrer à la justice tunisienne le président déchu.


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