Le vice-Premier ministre pour le Développement économique, cheikh Ahmad Fahad al-Sabah, a annoncé que les autorités allaient signer en février un contrat pour la construction d'une autoroute, plusieurs fois reportée.
L'ouvrage de 25 km de long, envisagé depuis 10 ans, doit relier la capitale à la région de Subbiya, au nord, pour préparer la réalisation de la Cité de la soie, une ville nouvelle d'un coût de 90 milliards de dollars (67 milliards d'euros).
L'État va aussi créer une autorité spéciale pour superviser la construction, prévue pour durer jusqu'en 2030, de cette Cité inspirée de la Route de la soie et conçue comme une zone de libre-échange entre l'Europe et l'Asie, selon cheikh Ahmad.
En outre, des travaux sont en cours pour la construction d'un port à conteneurs et de plusieurs routes devant relier la Cité de la soie et ce port au reste du pays.
« Dans le passé, les conflits politiques bloquaient le développement, mais cela n'est plus le cas aujourd'hui », a souligné le vice-Premier ministre, qui supervise un plan de développement d'un coût total de 104 milliards de dollars.
Chaima al-Ghuneim, responsable de la planification stratégique au conglomérat public Kuwait Petroleum Corp (KPC), a annoncé pour sa part que son groupe devrait réaliser des projets d'un montant de 93 milliards de dollars en cinq ans.
Selon elle, ces projets incluent une nouvelle raffinerie et la modernisation de trois autres, pour porter la capacité de raffinage de l'émirat de 930 000 barils/jour (bj) à 1,4 millions bj (mbj). Ces travaux coûteraient 30 milliards de dollars au Koweït, qui cherche aussi à augmenter sa capacité de production de brut à 4 mbj en 2020, contre 3,2 mbj actuellement.
Par ailleurs, le projet de construction d'une nouvelle centrale électrique et de dessalement d'eau de mer, d'un montant de 2,7 milliards de dollars, dans la région d'al-Zour, près de la frontière avec l'Arabie saoudite, doit faire l'objet d'un appel d'offres en janvier ou février, selon un autre responsable koweïtien, Hachem al-Tabtabai.
Début janvier, le gouvernement koweïtien a échappé de justesse à une motion de censure de l'opposition, qui l'accuse de vouloir museler ses membres.
Depuis mai 2006, l'émir a dissous le Parlement à trois reprises, et six gouvernements ont été formés.


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