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Économie - Marché De L’Immobilier

La crise politique plombe le marché immobilier

La démission la semaine passée de onze ministres et la dissolution du gouvernement vont naturellement fragiliser pendant un certain temps les différents secteurs de l'économie libanaise. Le marché immobilier ne sera pas épargné. Toutefois, l'inconnue politique et sécuritaire du pays arrive dans un contexte déjà morose. En effet, l'immobilier beyrouthin stagnait bien avant la crise. Les ventes et la demande à Beyrouth sont au ralenti depuis plusieurs semaines, les craintes actuelles ne vont pas arranger les choses bien au contraire.
Il est évident que la demande se trouve temporairement affectée. Les rumeurs les plus alarmistes sur une escalade sécuritaire plombent le moral des personnes à la recherche d'un appartement. Les clients n'étaient pas pressés ces derniers jours, ils ne le seront pas plus demain. Le marché est toujours dans une phase où les acheteurs prennent le temps de comparer les prix et les projets. Avec les invendus et les nouveaux produits en construction, le choix ne manque pas. Les transactions ne vont pas spécifiquement s'arrêter par la situation politique - le pays a déjà connu d'autres crises depuis 2005. Le blocage actuel du marché est surtout lié à l'absence de produits à Beyrouth qui correspondent au budget des familles issues de la classe moyenne, c'est-à-dire principalement autour de 400 000 à 600 000 dollars.
Sur le plan des prix des appartements, le marché se trouve toujours dans une phase d'accalmie. Le mètre carré du neuf n'évolue plus depuis bientôt dix mois. Toutefois, la crise politique s'installe dans un contexte où certains promoteurs et propriétaires sont en train de modifier leur grille. Ces réajustements peuvent varier de -5 à -10 %. Les acheteurs peuvent en profiter pour obtenir des appartements moins chers.
Le marché foncier demeure un secteur à part. La période actuelle ne va pas modifier sensiblement les choses. Naturellement, les plus grosses parcelles de Beyrouth ne vont pas se vendre du jour au lendemain. Il serait surprenant qu'un promoteur ou un spéculateur puisse investir des millions de dollars dans les prochains jours. La situation appelle à la prudence. Sauf prix extrêmement attractif, le marché va faire une pause. Mais les demandes ne vont pas s'arrêter pour autant. Il y a toujours un intérêt pour le foncier quelle que soit la situation, puisque l'investissement dans la terre est recherché.
De son côté, l'immobilier commercial reste actif. Les principales centralités marchandes de Beyrouth sont toujours demandées. L'intérêt pour Hamra, Verdun et certaines polarités à Achrafié est d'actualité malgré les craintes sécuritaires des prochains jours. Naturellement, la situation prête à la sagesse. Les professionnels ne vont pas accepter aussi facilement les loyers affichés par les propriétaires. Mais les plus grandes enseignes locales et les franchises internationales vont continuer à prospecter.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
La démission la semaine passée de onze ministres et la dissolution du gouvernement vont naturellement fragiliser pendant un certain temps les différents secteurs de l'économie libanaise. Le marché immobilier ne sera pas épargné. Toutefois, l'inconnue politique et sécuritaire du pays arrive dans un contexte déjà morose. En effet, l'immobilier beyrouthin stagnait bien avant la crise. Les ventes et la demande à Beyrouth sont au ralenti depuis plusieurs semaines, les craintes actuelles ne vont pas arranger les choses bien au contraire.Il est évident que la demande se trouve temporairement affectée. Les rumeurs les plus alarmistes sur une escalade sécuritaire plombent le moral des personnes à la recherche d'un appartement. Les clients n'étaient pas pressés ces derniers jours, ils ne le seront pas plus demain. Le marché est...
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