Un proche conseiller du président Ahmadinejad a publiquement critiqué hier la condamnation du cinéaste iranien Jafar Panahi à une lourde peine de prison, ouvrant une nouvelle polémique entre l'exécutif et le pouvoir judiciaire dominé par les ultraconservateurs. « Le jugement contre (Jafar Panahi) a été prononcé par la justice, et le gouvernement et le président ne partagent pas cet avis », a déclaré le chef de cabinet du président, Esfandiar Rahim Mashaie. « Nous n'approuvons pas le fait que Jafar Panahi ne puisse pas travailler pour une longue période » en Iran, a-t-il ajouté. M. Panahi, 50 ans, a été condamné en décembre à six ans de prison. La justice lui a également interdit de réaliser des films ou de quitter le pays pendant 20 ans.
Téhéran permettra le transit d'essence vers l'Afghanistan
L'Iran a affirmé hier que seuls 160 camions d'essence restaient bloqués à la frontière avec l'Afghanistan, ajoutant que Téhéran autoriserait à l'avenir l'acheminement d'essence par sa frontière sur la base d'une estimation détaillée de ses besoins que lui fournirait Kaboul. Le directeur de la Chambre de commerce d'Afghanistan avait affirmé mardi qu'environ 1 500 camions étaient toujours bloqués à la frontière iranienne et que seuls une trentaine étaient autorisés à passer quotidiennement, un nombre « insuffisant » selon lui. Il avait annoncé la suspension de toutes les transactions avec l'Iran pour protester contre le blocage depuis décembre de carburant destiné à l'Afghanistan. Cette affaire entretient depuis plusieurs semaines une polémique entre Téhéran et Kaboul qui a jugé « inacceptable » que l'Iran bloque du carburant lui étant destiné.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef