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Lifestyle - Rencontre

Le tapis dans toute sa splendeur

Collectionner, restaurer et vendre des tapis décoratifs antiques, les regarder tout simplement, détailler les fils, les couleurs, les formes et les motifs sont une passion qui se développe avec le temps. Arrivé à maturité, Patrick Chiloian en a fait un métier.

Les frères Chiloian dans leur élément. Photo Carla Henoud

Quand le visiteur pénètre dans l'antre des frères Chiloian, ce n'est pas un tapis rouge que l'on déroule à ses pieds, mais une série de tapis, morceaux choisis de leur collection qui remonte au XVIIIe siècle. Dans cette nouvelle salle d'exposition située à la rue Monnot, Patrick et Tony Michael entassent avec soin des trésors qu'ils ne cachent à personne et qu'ils constituent depuis de longues années.
Cet intérêt remonte au grand-père - comme toujours, lorsqu'il s'agit d'une passion qui se mêle à un savoir-faire - Khachadour Terzian, qui a quitté la Turquie pour la Syrie puis a débarqué au Liban. Il se fait des amis « dans le domaine », explore, conseille, vend, achète, revend. Et transmet toutes sa flamme aux petits-fils.
« Il a toujours été mon mentor », confie Patrick Chiloian, qui a vite ressenti un intérêt pour l'objet de nombreux désirs. Il achève ses études de business puis s'envole pour les États-Unis. « J'avais commencé une importante collection de tapis antiques décoratifs et arméniens, confie-t-il avec un accent américain, en même temps que j'apprenais la réparation des tapis anciens. » Un travail de fourmi qu'il maîtrise et qui est un mélange de délicatesse, de tact, avec un brin d'art pour savoir faire les choix de couleurs, de tons, des choix fidèles à l'œuvre originale.
Patrick voyage aux quatre coins du monde, il le fait encore pour saisir une opportunité, trouver la perle rare, acquérir un beau tapis à revendre ou garder. En 1979, il ouvre une salle d'exposition à Beverly Hills et se positionne parmi « les grands collectionneurs de ces tapis anciens et parmi les meilleurs restaurateurs de la région ». Ses clients sont des célébrités. Il cite Madonna, Jane Fonda « une voisine et amie », des artistes et des passionnés. L'année dernière, il prend la décision de fermer boutique et de revenir au Liban offrir son expertise à ses compatriotes. Il inaugure un atelier, où travaillent, comme des abeilles dans une ruche, un groupe d'artisans qu'il a formés à l'art de la restauration, et une salle qui prend des airs de galerie, les tapis exposés ressemblant parfois à des toiles de maître.
Lorsqu'il parle d'eux, il pourrait le faire pendant des heures. Il aime décrire les genres, déroulant à chaque fois un tapis d'une région ou d'une période spécifique, en ajoutant : « Aucune pièce ne ressemble à l'autre. » Plongé dans cette odeur particulière, qui est pour lui un parfum, il souligne, convaincu : « C'est comme si chaque tapis dialoguait avec l'autre. »
Le dialogue se poursuit avec le visiteur, acheteur potentiel ou simple amateur, avec une visite guidée dans le monde merveilleux des tapis, volants ou pas...
Quand le visiteur pénètre dans l'antre des frères Chiloian, ce n'est pas un tapis rouge que l'on déroule à ses pieds, mais une série de tapis, morceaux choisis de leur collection qui remonte au XVIIIe siècle. Dans cette nouvelle salle d'exposition située à la rue Monnot, Patrick et Tony Michael entassent avec soin des trésors qu'ils ne cachent à personne et qu'ils constituent depuis de longues années. Cet intérêt remonte au grand-père - comme toujours, lorsqu'il s'agit d'une passion qui se mêle à un savoir-faire - Khachadour Terzian, qui a quitté la Turquie pour la Syrie puis a débarqué au Liban. Il se fait des amis « dans le domaine », explore, conseille, vend, achète, revend. Et transmet toutes sa flamme aux petits-fils. « Il a toujours été mon mentor », confie Patrick Chiloian, qui a vite ressenti un...
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