En Russie, les femmes s'habillent comme des strip-teaseuses et se maquillent comme des clowns : c'est la vision d'un représentant de l'Église orthodoxe qui préconise la mise en place dans le pays d'un code vestimentaire pour enrayer ce phénomène. « Il y a un problème (...), des personnes confondent la rue avec un bar de strip-tease », a écrit Vsevolod Tchapline, chef du département de synode pour les relations entre l'Église et la société, dans une lettre ouverte publiée par l'agence Interfax. Or, « une femme qui est à peine habillée ou maquillée comme un clown (...) ne va certainement pas trouver un homme pour partager sa vie, un homme ayant un minimum d'intelligence et de respect pour soi », a-t-il renchéri. C'est pourquoi il appelle à la création d'un code vestimentaire en Russie, suivant l'exemple de ceux déjà imposés dans certains bureaux et écoles. Ce n'est pas la première fois que M. Tchapline s'en prend à l'allure des femmes russes. En décembre, il avait déclaré que les femmes qui portaient des minijupes et buvaient de l'alcool juqu'à l'ivresse ne pouvaient s'en prendre qu'à elles-mêmes si elles se faisaient violer. Il avait alors appelé les femmes à s'habiller de manière plus « sérieuse ». Pour l'ancienne dissidente soviétique et défenseure des droits de l'homme, Lioudmila Alexeeva, cette idée contredit fondamentalement les principes de la Constitution russe. « C'est une ingérence dans la vie privée qui est formellement interdite par notre Constitution », a-t-elle déclaré sur les ondes de la radio Echo de Moscou.
Un couple gay britannique refusé dans un hôtel car « non marié »
Un couple homosexuel britannique a remporté hier son procès contre des hôteliers chrétiens fervents qui lui avaient refusé une chambre parce que les deux hommes n'étaient « pas mariés ». Un tribunal de Bristol a accordé 1 800 livres (2 150 euros) chacun à Martyn Hall et Steven Preddy, estimant que le refus en septembre 2008 d'un couple d'hôteliers de la région de leur accorder une chambre s'apparentait à de la discrimination. Peter et Hazelmary Bull, 70 et 66 ans, propriétaires d'un hôtel dans la région très touristique des Cornouailles, ont dit pour leur défense ne permettre qu'à des couples mariés, homosexuels ou non, de partager le même lit. « Nous nous efforçons le plus possible de suivre la Bible et la parole de Dieu », avait déclaré Mme Bull lors du procès. Les mariages homosexuels sont permis au Royaume-Uni, mais MM. Hall et Preddy n'ont signé qu'un « partenariat civil ». À l'issue du jugement, Mme Bull a évoqué la possibilité de faire appel, estimant que la décision « affecte notre liberté religieuse et nous contraint à agir à l'encontre de nos croyances ». Mike Judge, de l'association traditionnaliste Christian Institute qui a financé la défense des Bull, a estimé que ce jugement « prouvait une nouvelle fois que les lois pour l'égalité sont utilisées comme une épée plutôt que comme un bouclier ». « Les chrétiens sont mis sur la touche », a-t-il déclaré. MM. Preddy et Hall se sont dits « très satisfaits » de la décision : « Quand nous avons réservé, nous avons demandé si l'hôtel acceptait les chiens mais jamais nous n'aurions pensé que, en 2008, il fallait également vérifier si on allait nous accepter, nous », ont-ils déclaré.
« Toylets », ou quand uriner devient un jeu
La firme japonaise de jeu Sega teste jusqu'à la fin du mois des urinoirs ludiques dans des salles de jeu et bars de Tokyo, où les clients masculins peuvent s'amuser, et notamment marquer des points en fonction de la puissance de leur jet. La société a installé à titre provisoire des « Toylets » dans les toilettes pour hommes de quatre bars et lieux de divertissement de Tokyo, selon une annonce faite lors d'un Salon professionnel fin 2010. Le projet était initialement destiné à attirer des annonceurs publicitaires, mais Sega a finalement renoncé à le développer et à le commercialiser, les bars craignant vraisemblablement que les clients ne viennent que pour jouer dans les toilettes. L'expérience doit s'arrêter fin janvier. Les urinoirs sont équipés de capteurs de pression et de petits écrans installés à hauteur de vue des clients, pour leur permettre de suivre leurs performances basées sur la précision ou la puissance de leur jet. L'un des jeux consiste à effacer à l'urine des graffitis dessinés sur une représentation virtuelle de l'urinoir affiché sur le moniteur, alors qu'un autre jeu baptisé « Manneken Pis », du nom de la célèbre statuette belge d'un petit garçon urinant, mesure le volume de liquide déversé. Une version « duel » permet au client de comparer la force de son jet à celle de l'individu qui l'a précédé devant l'urinoir. Le comble revient au jeu « Le vent du Nord, le Soleil et moi », dans lequel le joueur fait se soulever la jupe d'une femme virtuelle à mesure de l'écoulement urinaire.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef