"C'est inévitable. Le changement doit venir", a déclaré M. ElBaradei dans cette interview à l'agence autrichienne APA.
Il fonde de grands espoirs sur la génération des moins de 30 ans, qui représente 60% de la population égyptienne, et "qui n'a pas d'espoir, pas d'avenir, mais pas d'arrière pensées non plus", contrairement à beaucoup de leurs aînés qui, selon lui, se sont arrangés avec le régime ou le craignent.
Le président tunisien Ben Ali a fui vendredi la Tunisie après un mois de contestations qui ont fait des dizaines de morts, faisant craindre une contagion dans les autres pays arabes.
L'ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la paix a récemment appelé à un boycott de la présidentielle de septembre prochain en Egypte.
Et il rassemble actuellement des signatures pour une pétition dans laquelle il exige une démocratisation du pays, a-t-il souligné dans l'entretien. Un million d'Egyptiens ont déjà signé, selon lui. Plus ils seront nombreux, plus la pression sur le régime augmentera. "Nous lui prendrons alors sa légitimité", a-t-il déclaré.
Il a déjà tenté l'an passé de fédérer l'opposition sur un boycott des législatives, mais sans succès.
Le président Hosni Moubarak, 82 ans et au pouvoir depuis trois décennies, n'a pas encore fait savoir personnellement s'il se présenterait cette année, mais son entourage assure qu'il briguera un nouveau mandat.
M. ElBaradei est prêt en principe à poser sa candidature à la présidentielle à condition que les "élections soient libres et justes", a-t-il indiqué.


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