Il a aussi indiqué que « le TSL est un tribunal indépendant établi à la demande du gouvernement libanais avec un mandat clair du Conseil de sécurité des Nations unies ».
Le secrétaire général a réitéré son appel à toutes les parties de « s'abstenir de toute ingérence ou influence dans le travail du tribunal, afin de lui permettre de procéder conformément aux principes légaux les plus élevés et les normes appliquées par tous les tribunaux internationaux des Nations unies ».
Et de conclure : « Le processus judiciaire indépendant ne devrait être lié à aucun débat politique. Il est important de ne pas préjuger de l'issue des travaux du TSL. »
Alors que le procureur du TSL, Daniel Bellemare, remettait officiellement hier l'acte d'accusation sur l'assassinat de Rafic Hariri au juge de la mise en état Daniel Fransen, les Nations unies ont mis du temps à l'annoncer publiquement. Talonné par les journalistes accrédités à l'ONU, le porte-parole de Ban Ki-moon, Martin Nesirky, ne s'est pas laissé démonter, indiquant que la balle était dans le camp du TSL, lequel l'annoncerait par le biais de son porte-parole. C'est ce qui explique le temps mis par le secrétaire général à publier une déclaration publique sur cette question.
Prié de donner la raison de ce silence, le porte-parole a affirmé à L'Orient-Le Jour « qu'elle relève uniquement du tribunal même », tout en se contentant de dire que « le secrétaire général a maintes fois répété qu'il s'agit d'un organisme judiciaire indépendant. Toute annonce de ce genre proviendrait uniquement de cette instance par le biais de son porte-parole. Lorsque l'annonce sera rendue publique, je suis sûr que le secrétaire général aura quelque chose à dire sur ce sujet », a-t-il assuré.
Hier, lors d'un point de presse, le porte-parole de Ban Ki-moon a indiqué que ce dernier, qui se trouve à Abou Dhabi pour le quatrième sommet mondial des énergies du futur, avait déclaré devant la presse qu'il « suit de près les développements au Liban ». Il a par ailleurs affirmé que le secrétaire général « soutient fermement les travaux du TSL ». Rappelant clairement qu'il s'agit d'un tribunal indépendant établi à la demande du gouvernement libanais, il a ajouté que « personne ne devrait politiser les travaux du tribunal ». Dans ce contexte, Ban Ki-moon « tient à souligner le besoin de calme, de dialogue et le respect des lois du pays et de la Constitution », a-t-il ajouté. Martin Nesirky a conclu en « réitérant le soutien du secrétaire général de l'ONU pour le travail indépendant du tribunal spécial » et « sa pleine confiance en son personnel ».

