Saad Hariri pourrait être déchu de ses droits civiques, selon Aoun
OLJ /
le 17 janvier 2011 à 01h25
Le général Aoun est allé loin dans ses accusations.
Le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, a été très loin hier dans son hostilité à la personne et au courant politique du Premier ministre, Saad Hariri. Il a insinué, en se basant sur les enregistrements sonores diffusés par la NTV, que le Premier ministre est potentiellement « suspect » et pourrait être « déchu de ses droits civiques », et donc non éligible. Se basant sur les enregistrements d'échanges verbaux entre M. Hariri et l'un des faux témoins dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, Mohammad Zouheir Siddiq, le général Aoun a considéré que ce document doit être considéré comme « une information judiciaire » à l'adresse du procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza. « Mais, a-t-il enchaîné, ce dernier doit être considéré comme "un complice", au même titre que le chef des renseignements des FSI, Wissam Hassan. » Selon le code pénal, a dit Michel Aoun, la calomnie et les allégations mensongères sont passibles de peines de prison allant jusqu'à 15 ans. « Le processus judiciaire doit supplanter les consultations parlementaires », a affirmé le chef du CPL, qui a attiré l'attention de l'opinion sur « la concomitance entre les consultations parlementaires et la publication de l'acte d'accusation ». Après avoir dénoncé à nouveau la corruption et le gaspillage qui ont marqué, selon lui, les années Saad Hariri et qui ont valu au Liban une dette énorme, notamment un trou de 11 milliards de dollars sans justificatifs de dépense, le général Aoun a averti : « Tout député qui se tient aux côtés de Saad Hariri se tient aux côtés de la corruption, et nous le traiterons en conséquence. » Enfin, M. Aoun a souhaité que « Dieu inspire Joumblatt, car il ne peut être à la fois dans le vrai et le faux ».
Le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, a été très loin hier dans son hostilité à la personne et au courant politique du Premier ministre, Saad Hariri. Il a insinué, en se basant sur les enregistrements sonores diffusés par la NTV, que le Premier ministre est potentiellement « suspect » et pourrait être « déchu de ses droits civiques », et donc non éligible.Se basant sur les enregistrements d'échanges verbaux entre M. Hariri et l'un des faux témoins dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, Mohammad Zouheir Siddiq, le général Aoun a considéré que ce document doit être considéré comme « une information judiciaire » à l'adresse du procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza.« Mais, a-t-il enchaîné, ce dernier doit être considéré comme "un...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.