L'Asean prône une levée des sanctions contre Rangoun
L'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) a demandé hier aux États-Unis et à l'Union européenne de lever leurs sanctions contre la Birmanie. L'organisation régionale estime que la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi et la tenue d'élections législatives en novembre dernier, les premières en vingt ans, justifient cette évolution. L'organisation régionale, dont la Birmanie est l'un des dix membres, s'en tient à une politique de non-ingérence dans les affaires intérieures de ses États membres et privilégie la voie d'un engagement avec la junte plutôt que la voie des sanctions retenue par les Occidentaux.
Crise ivoirienne
Une nouvelle médiation africaine attendue à Abidjan
Le médiateur de l'Union africaine pour la crise ivoirienne, le Premier ministre kényan Raila Odinga, est attendu en début de semaine à Abidjan pour une nouvelle mission des plus difficiles, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara continuant de se déchirer pour la présidence. Selon un communiqué de ses services, le médiateur juge que la crise ivoirienne est un enjeu pour toute l'Afrique. Dans la suite d'une visite infructueuse début janvier, la mission de M. Odinga paraît toutefois en l'état quasi impossible pour trouver une solution pacifique à la grave crise née de la présidentielle du 28 novembre.
Turquie
Affrontements entre militants kurdes et police à Istanbul
La police turque a utilisé des grenades lacrymogènes et des canons à eau pour disperser des dizaines de jeunes manifestants kurdes qui lançaient des cocktails Molotov et des pierres, hier à l'issue d'une manifestation à Istanbul.
Les violences ont commencé après une manifestation rassemblant environ 2 000 personnes, sur l'avenue Istiklal, la plus grande rue piétonnière d'Istanbul. Celle-ci était organisée pour protester contre le procès en cours d'environ 150 activistes kurdes, dont de nombreux élus, accusés de liens avec la rébellion armée kurde. Environ 200 jeunes, le visage caché par un foulard, ont commencé à lancer des pierres, notamment sur des autobus, débordant les manifestants qui tentaient de leur barrer la route.
États-Unis
Les républicains se séparent de leur premier dirigeant noir
Le premier président noir du Parti républicain aux États-Unis, Michael Steele, a dû jeter l'éponge faute de pouvoir rassembler le nombre de voix supplémentaires pour se maintenir à la tête du parti conservateur. Le Parti républicain, grand vainqueur des élections législatives de novembre 2010, se tourne désormais vers son prochain objectif : l'élection présidentielle de 2012. Un républicain du Wisconsin (Nord), Reince Priebus, a été élu à la tête du parti conservateur après le retrait de M. Steele.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef