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Liban - Assassinat Hariri

TSL : la remise de l'acte d'accusation attendue demain

L'acte d'accusation du procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) en charge de l'enquête sur l'assassinat de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri va être remis lundi, a confirmé, samedi, le ministre du Travail en exercice Boutros Harb.

"Si après six années d'enquête, le procureur Bellemare semble disposer de preuves concernant les exécutants présumés, la question clé de ces accusations est de savoir s'il dispose d'éléments concrets pour confondre les commanditaires?": telle est la question posée par Le Monde, telle est effectivement la question qui inquiète tous les Libanais...mais aussi du monde entier! /

"L'acte d'accusation sera remis lundi d'après les informations dont je dispose", a-t-il dit sans autre précision.
Cette date coïncidera avec le début par le président de la République Michel Sleiman des consultations avec les groupes parlementaires qui doivent proposer le nom du futur chef du gouvernement au Liban, après la chute du gouvernement de Saad Hariri provoquée par la démission des ministres du camp Hezbollah.
L'enquête du TSL est à l'origine de la crise politique actuelle au Liban.
Les mises en accusation, confidentielles, doivent être remises par le procureur du TSL, Daniel Bellemare, au juge de la mise en état, le Belge Daniel Fransen, qui est chargé de les examiner en vue de leur confirmation. Une fois les chefs d'accusation confirmés, des mandats d'arrêt ou des citations à comparaître peuvent être délivrés.
Selon le site Internet du quotidien français Le Monde, citant des sources au sein du bureau du procureur, M. Bellemare doit remettre lundi ses "accusations qui viseraient des membres du Hezbollah", dans le cadre de l'enquête sur l'attentat contre l'ancien-Premier ministre libanais en 2005 à Beyrouth "au cours d'une audience à huis clos prévue lundi 17 février". "Au terme de cette procédure, qui pourrait durer six semaines à dix semaines, le juge validera, ou non, ces accusations. Si elles sont confirmées, elles seront ensuite transmises aux autorités des États où résident les accusés. Selon plusieurs sources au sein du bureau du procureur, les accusations viseraient des membres du Hezbollah", rapporte le quotidien français.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole du TSL n'a pas confirmé l'information du quotidien.
Le TSL, créé en 2007 à la demande du Liban, en vertu d'une résolution de l'ONU, est chargé de juger les responsables de l'attentat à la camionnette piégée au cours duquel Rafic Hariri et 22 autres personnes avaient été tués le 14 février 2005 en plein coeur de Beyrouth. Le tribunal siège à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye, pour des raisons de sécurité.
Plusieurs médias étrangers, dont récemment la chaîne publique canadienne CBC, ont rapporté que l'enquête s'orientait vers une accusation du Hezbollah, le plus puissant mouvement militaire au Liban.
Le Hezbollah, qui dit depuis des mois s'attendre à cette éventualité, ne cesse de répéter qu'il n'acceptera pas qu'un de ses militants soit mis en cause, accusant le TSL de faire partie d'un "complot israélo-américain" visant à le détruire.
Saad Hariri est depuis des mois soumis à de fortes pressions de la part du Hezbollah pour qu'il désavoue le TSL, ce qu'il refuse. Le bras de fer entre le Hezbollah et le camp Hariri fait craindre une résurgence des violences et inquiète la communauté internationale.

"L'acte d'accusation sera remis lundi d'après les informations dont je dispose", a-t-il dit sans autre précision.Cette date coïncidera avec le début par le président de la République Michel Sleiman des consultations avec les groupes parlementaires qui doivent proposer le nom du futur chef du gouvernement au Liban, après la chute du gouvernement de Saad Hariri provoquée par la démission des ministres du camp Hezbollah.L'enquête du TSL est à l'origine de la crise politique actuelle au Liban.Les mises en accusation, confidentielles, doivent être remises par le procureur du TSL, Daniel Bellemare, au juge de la mise en état, le Belge Daniel Fransen, qui est chargé de les examiner en vue de leur confirmation. Une fois les chefs d'accusation confirmés, des mandats d'arrêt ou des citations à comparaître peuvent être...
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