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Moyen Orient et Monde - Intempéries

Déluges à Rio : plus de 500 morts

La presse met en cause le gouvernement dans la pire catastrophe du Brésil.

Après l’Australie et le Brésil, l’Allemagne. Les eaux du Rhin, du Danube et de l’Elbe, notamment, sont montées hier et ont inondé plusieurs villes, avec la perspective d’un blocage du trafic sur le Rhin. Un homme de 59 ans est porté disparu en Hesse, après avoir été emporté par les eaux gonflées d’une rivière rejoignant le Neckar en crue. Quatre autres personnes sont déjà mortes ou disparues dans les flots depuis le week-end dernier. En cause, la fonte des neiges et de fortes pluies ces derniers jours. Les services de météorologie ont mis en garde contre le dégel et de fortes pluies dans toute une partie du pays. Armin Weigel/AFP

Le chaos régnait hier dans la ville de Nova Friburgo, dans la région montagneuse près de Rio dévastée par des pluies qui ont entraîné la mort de plus de 500 personnes, une des pires tragédies que le Brésil ait connues. Les sauveteurs tentaient hier d'atteindre des villages isolés dans la montagne, et au fur et à mesure de leur progression, le bilan s'alourdissait : à la mi-journée, il s'établissait à 520 morts, ont déclaré les pompiers et les mairies des villes touchées. Selon ce comptage, les inondations et glissements de terrain, qui ont frappé dans la nuit de mardi à mercredi cette région située à une centaine de kilomètres au nord de Rio, ont fait 232 morts à Novo Friburgo, 228 à Teresopolis, 39 à Petropolis et 21 dans deux autres localités.
Il pleuvait encore hier sur cette région meurtrie, havre préféré depuis des décennies des habitants de Rio en quête de fraîcheur, loin de la chaleur étouffante de la côte. Il va continuer à pleuvoir au moins jusqu'à mercredi. « On prévoit une pluie faible mais continue, ce qui favorise de nouveaux glissements de terrain », a dit à l'AFP le directeur du Centre de prévisions de l'Institut national de la météorologie brésilienne, Luiz Cavalcanti.
La presse brésilienne a accusé hier les autorités d'avoir failli à alerter à temps la population des risques de fortes intempéries. Mardi, plusieurs heures avant le violent orage qui a semé la dévastation et la mort, l'Institut national de météorologie (Inmet) a bien envoyé un avis d'alerte de « pluies modérées à fortes » à la Défense civile qui l'a retransmis aux mairies concernées. Mais le message s'est perdu, a affirmé le quotidien O Globo. La formation d'une grande tempête a également été détectée par le nouveau radar de la mairie de Rio installé en décembre, mais les données fournies par ce nouvel équipement n'ont été ni analysées ni retransmises, par manque de spécialistes. La plupart des personnes qui ont péri ont ainsi été surprises dans leur sommeil par des torrents de boue qui ont tout emporté sur leur passage, arbres, maisons, voitures.
« C'est totalement bouleversant, j'ai vu des scènes très choquantes », a déclaré la présidente Dilma Rousseff, après s'être rendue sur place jeudi. Son gouvernement, qui a pris ses fonctions début janvier et dont c'est le premier grand test, a débloqué près de 470 millions de dollars d'aides pour les sinistrés et sept tonnes de matériel médical.
Le chaos régnait hier dans la ville de Nova Friburgo, dans la région montagneuse près de Rio dévastée par des pluies qui ont entraîné la mort de plus de 500 personnes, une des pires tragédies que le Brésil ait connues. Les sauveteurs tentaient hier d'atteindre des villages isolés dans la montagne, et au fur et à mesure de leur progression, le bilan s'alourdissait : à la mi-journée, il s'établissait à 520 morts, ont déclaré les pompiers et les mairies des villes touchées. Selon ce comptage, les inondations et glissements de terrain, qui ont frappé dans la nuit de mardi à mercredi cette région située à une centaine de kilomètres au nord de Rio, ont fait 232 morts à Novo Friburgo, 228 à Teresopolis, 39 à Petropolis et 21 dans deux autres localités.Il pleuvait encore hier sur cette région meurtrie, havre...
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