Samy Khayath, ou quand le rire se confond avec la nostalgie d’un certain Liban. (Marwan Assaf)
Il a toujours défié les crises du pays en les attaquant de front avec une seule arme, le rire. Sami Khayath a habitué le public à lui offrir un spectacle qui brosse le portrait de la ville, du pays, des coutumes avec une franche rigolade. Encore une fois, l'artiste revient sur scène, après avoir fêté il y a un mois le jubilé d'or dans la salle de l'Unesco. Il revient accompagné de son épouse Nayla Khayath - dont la voix et le charme n'ont pas pris une seul ride - ainsi que de trois jeunes autres comédiens au talent prometteur : Véra Darazi, Jad Saad et Nadine Aouad Dagher. Cette dernière a de qui tenir puisque son père, Fouad Aouad, a longtemps collaboré avec Samy Khayath. On rit toujours en compagnie de Samy Khayath et de sa troupe. En chants, danses et textes, le comédien a le don d'ubiquité. Il passe d'une époque à l'autre, d'un décor à un autre avec la même aisance et rapidité ; mais ce qu'on aime le plus dans ce personnage aux mille facettes, c'est qu'il met en scène son amour pour le Liban. Sa nostalgie devient un personnage principal. Khayath aime à partager cette nostalgie avec ceux qui ont vécu ces années-là ou encore à le faire connaître aux nouvelles générations. Et même d'aucuns prétendront que les saynètes sont familières, le rire est toujours au rendez vous. Et le renouvellement aussi. L'émotion aussi. Ce rire, labellisé Samy Khayath, est thérapeutique, exutoire. On se sent bonifié en sortant de la salle car, comme le dit si bien un de ses sketches, « être libanais ou libanaise avec une terminologie en ais/aise, c'est ce qui fait la différence avec tous les habitants de la région dont le nom se termine par « ien » ou « ienne » à l'instar de syrien/ienne ; irakien/ienne ou libyen/yenne. Pas de message nécessairement politique mais un simple « à bon entendeur, salut ». * Tous les mercredis, jeudis, vendredis, samedis et dimanches à 21 heures précises jusqu'au 30 janvier au théâtre Monnot. Réservations, tél : 01/202422- 03/760796 tous les jours à partir de 11 heures
Il a toujours défié les crises du pays en les attaquant de front avec une seule arme, le rire. Sami Khayath a habitué le public à lui offrir un spectacle qui brosse le portrait de la ville, du pays, des coutumes avec une franche rigolade. Encore une fois, l'artiste revient sur scène, après avoir fêté il y a un mois le jubilé d'or dans la salle de l'Unesco. Il revient accompagné de son épouse Nayla Khayath - dont la voix et le charme n'ont pas pris une seul ride - ainsi que de trois jeunes autres comédiens au talent prometteur : Véra Darazi, Jad Saad et Nadine Aouad Dagher. Cette dernière a de qui tenir puisque son père, Fouad Aouad, a longtemps collaboré avec Samy Khayath.On rit toujours en compagnie de Samy Khayath et de sa troupe. En chants, danses et textes, le comédien a le don d'ubiquité. Il passe d'une époque à...
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