M. Biden a prononcé un discours devant environ 200 militaires américains rassemblés sur la base de Camp Victory à Bagdad. Ahmad al-Rubaye/AFP
Signe des difficultés que traverse toujours l'Irak, au moins trois personnes ont été tuées hier et 14 autres blessées par plusieurs attaques dans la capitale, selon un responsable du ministère de l'Intérieur. Pour autant, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a assuré lors de son entrevue avec M. Biden que l'Irak était « capable de relever le défi de la sécurité », selon un communiqué diffusé par son bureau. Depuis la fin de la mission de combat de l'armée américaine le 31 août, la police et l'armée irakiennes assument seules les missions de sécurité en Irak, mais elles continueront de bénéficier jusqu'à la fin de l'année de l'expertise de l'armée américaine, qui se concentre désormais sur la formation et le conseil des forces locales. Les États-Unis, qui comptent toujours près de 50 000 militaires en Irak, devront avoir retiré leur contingent le 31 décembre, selon un accord bilatéral.
Mais M. Biden a laissé entendre que l'implication des États-Unis en Irak pourrait se poursuivre au-delà de cette année, lors d'un discours prononcé en fin d'après-midi devant environ 200 militaires américains rassemblés dans le palais d'al-Fao, sur la base de Camp Victory à l'extérieur de Bagdad. « Notre mission a fondamentalement changé depuis septembre. Mais elle va changer encore à la fin 2011. Nous serons probablement en situation de continuer à entraîner et équiper les forces irakiennes. Elles vont continuer d'avoir besoin de notre assistance (...) pendant quelque temps », a déclaré M. Biden. Toute prolongation de la présence militaire américaine en Irak impliquerait un nouvel accord bilatéral, que Bagdad n'a jusqu'à présent pas sollicité. À l'issue de son discours, M. Biden s'est envolé vers Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak.
Outre M. Maliki, le vice-président américain s'est également entretenu dans la journée avec le président Jalal Talabani, avec le président du Parlement, Oussama al-Noujaïfi, et avec le chef de file de la liste laïque Iraqiya, Iyad Allawi, qui a longtemps convoité l'année dernière le poste de Premier ministre, selon des journalistes l'accompagnant.

