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Liban

Hillary Clinton veut un consensus international sur le TSL

La secrétaire d'État Hillary Clinton a mené des contacts avec plusieurs responsables en vue de parvenir à un « consensus international » au sujet du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), a indiqué hier un responsable américain cité par l'AFP.
Mme Clinton a évoqué avec les responsables français, saoudiens et égyptiens la nécessité « d'un consensus international sur la question du TSL », a ajouté ce responsable aux journalistes accompagnant Mme Clinton dans l'avion qui les transportait de Mascate à Doha.
La question revêt actuellement une certaine urgence, a ajouté le responsable.
Pour les États-Unis, justice et stabilité vont de pair et ce n'est pas le Hezbollah en tant que formation qui sera tenu pour responsable de l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri, s'il s'avère que certains parmi ses membres sont impliqués dans cette affaire.
Mme Clinton a développé ces points au cours d'un entretien qu'elle a donné à la chaîne satellitaire al-Arabiya, réaffirmant l'attachement de Washington à la réalisation de la justice ainsi qu'à la stabilité au Liban et exprimant l'espoir que la justice ne conduira pas à des violences dans le pays. « J'espère, a-t-elle ajouté, que les Libanais réalisent que le tribunal qui a été formé sur base d'une résolution de l'ONU a pour objectif de mettre fin à l'immunité dont bénéficiaient jusqu'à présent les assassinats politiques. » Et de poursuivre : « Je pense que la stabilité et la justice doivent être réalisées ensemble. Le gouvernement et le peuple du Liban doivent juger les individus responsables (de l'assassinat de Hariri) et non pas les entités auxquelles ils appartiennent. Je ne crois pas à la culpabilité collective. Il faut que le TSL prouve qui a tué (Hariri). Les individus doivent être jugés en tant que tels. »
Pour Mme Clinton, « ceci est dans l'intérêt de tous les Libanais parce que les assassins d'aujourd'hui peuvent appartenir à un groupe et ceux de demain risquent d'appartenir à un autre ». « Il faut mettre un terme a tout cela », a insisté la secrétaire d'État américaine en soulignant que les États-Unis, l'Arabie saoudite, la France et l'Égypte soutiennent la souveraineté et l'indépendance politique libanaises ainsi que les efforts déployés pour mettre fin à l'impunité.
« La justice est un élément important dans chaque société. Si la population vit dans la peur, ceux qui portent les armes imposeront leur volonté », a-t-elle encore dit, en mettant l'accent sur le fait que même si Beyrouth arrête le financement du TSL, celui-ci continuera d'opérer.
Mme Clinton n'a pas évoqué dans son interview le rôle qu'assume le Hezbollah et ses alliés dans la crise autour du TSL ou la levée de boucliers du 8 Mars contre Washington, à qui ce courant fait assumer l'échec de l'initiative syro-saoudienne en faveur du pays.
Mais de sources diplomatiques américaines, on est tombé à bras raccourcis sur le parti de Dieu tout en réitérant l'engagement des États-Unis en faveur d'un Liban souverain et indépendant au niveau politique.
« Le Hezbollah et ses alliés ont fabriqué des crises politiques au Liban, accentué dangereusement la tension en tenant des discours belliqueux et en menaçant de recourir à la violence si les choses ne se passent pas de la façon qu'ils souhaitent. Plus encore : ils proposent de régler les problèmes qu'ils ont eux-mêmes créés en échange d'une distorsion des lois au Liban. C'est du chantage pur et simple. Aucune partie au Liban, à l'exception du Hezbollah, n'est en train de menacer de recours à la violence », a-t-on affirmé de mêmes sources, avant d'insister sur le fait que les États-Unis « continuent d'être en faveur des efforts censés garantir davantage de stabilité au Liban ». « Cependant, ces efforts ne doivent jamais se faire aux dépens de la souveraineté et de l'indépendance politique du Liban », a-t-on souligné de mêmes sources, en estimant que « tout le monde est d'accord sur le fait qu'il appartient aux Libanais de résoudre leurs propres problèmes ».
Soulignant que Riyad a informé Washington de son engagement en faveur d'un développement des relations libano-syriennes basées sur le respect mutuel et la non-ingérence réciproque dans les affaires internes, les sources diplomatiques américaines ont indiqué que Washington soutient également cet objectif et qu'il n'a pas dénigré la dynamique syro-saoudienne en faveur du Liban.

La secrétaire d'État Hillary Clinton a mené des contacts avec plusieurs responsables en vue de parvenir à un « consensus international » au sujet du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), a indiqué hier un responsable américain cité par l'AFP.Mme Clinton a évoqué avec les responsables français, saoudiens et égyptiens la nécessité « d'un consensus international sur la question du TSL », a ajouté ce responsable aux journalistes accompagnant Mme Clinton dans l'avion qui les transportait de Mascate à Doha.La question revêt actuellement une certaine urgence, a ajouté le responsable.Pour les États-Unis, justice et stabilité vont de pair et ce n'est pas le Hezbollah en tant que formation qui sera tenu pour responsable de l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri, s'il s'avère que certains parmi ses...
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