Le ministre a déclaré, dans un communiqué, que des appels d'offres pour des parcs d'éoliennes allaient être lancés dans l'année pour la réalisation de ces projets, en coopération avec l'Union européenne, l'Espagne, le Japon et des banques allemandes.
Ces parcs seront implantés principalement dans le golfe de Suez, l'une des régions les plus ventées du Moyen-Orient. Selon la Banque mondiale, au moins 7 200 MW pourraient être potentiellement développés d'ici à 2022 dans cette zone.
Le ministre a précisé que le secteur privé était appelé à contribuer au développement de l'énergie éolienne et devrait produire 1 370 MW.
Pays le plus peuplé du monde arabe avec quelque 80 millions d'habitants, une population qui a doublé en près de 30 ans, l'Égypte connaît des taux de croissance économique importants (+6,5 % attendus en 2010-2011).
Parallèlement, selon des chiffres de la Banque mondiale, la demande d'électricité en Égypte a augmenté en moyenne de 7 % par an entre 1997 et 2004, et cette hausse devrait se situer autour de 6-7 % d'ici à 2014.
Déjà aujourd'hui, la population souffre de longues et fréquentes coupures de courant dues à un réseau ancien et insuffisant, surtout en été. Et sa production pétrolière pourrait ne plus être suffisante pour son marché intérieur.
L'Égypte construit actuellement sa première centrale électrique à énergie solaire, d'une capacité de 140 MW, en cours de finalisation à Kuraymat, au sud du Caire.
Le Caire s'apprête également à lancer un appel d'offres pour la construction de sa première centrale nucléaire, après avoir annoncé en août le choix du site de al-Dabaa, sur la côte méditerranéenne.

