Salim Wardy et le groupe qui l’accompagnait dans la citadelle de Jbeil.
La célébration a eu lieu dans la forteresse même de Jbeil, en présence du ministre de la Culture, Salim Wardy, de l'ambassadeur japonais Kuyishi Kuwakumi, du directeur régional de l'Unesco, Abdel Monem Othman, ainsi que du président du conseil municipal de Jbeil, Ziad Hawat.
Signalons que le gouvernement japonais a financé les travaux de nettoyage des sites côtiers libanais de Jbeil, inscrits, rappelons-le, au Patrimoine culturel mondial, et ce à travers le bureau local de l'Unesco, qui a exécuté des travaux supervisés par la Direction générale des antiquités, après que le ministère de l'Environnement eut procédé à l'organisation des opérations de nettoyage.
Le ministre Wardy a d'abord inspecté les sites qui avaient été souillés par les nappes de pétrole déversées par les réservoirs de Jiyeh, ainsi que d'autres sites qui ont été consolidés, à l'exemple d'un coin de la tour nord qui date du Moyen Âge, ainsi que la base de la tour du temple qui est datée de l'âge de bronze.
Il a souligné que les travaux menés sur les sites de la ville de Jbeil confortent sa place dans l'histoire de l'humanité.
Il a salué la coopération « fructueuse et constante » entre le Liban et l'Unesco, sur plus d'un plan, remerciant particulièrement le gouvernement japonais du « financement qui a contribué à redonner à Jbeil toute sa splendeur ».
Pour sa part, M. Othman a souligné l'importance de la ville de Jbeil, qui représente « une des villes peuplées les plus anciennes, vieille de plus de six mille ans, en plus d'être le berceau de l'alphabet phénicien ».
Il a également fait part du vif intérêt du comité d'experts, menés par le Dr Boushnaki, conseiller culturel du président général de l'Unesco. Ce comité a ainsi fait part de son souci de « préserver un site hautement culturel » et de sa volonté de « prendre toutes les mesures nécessaires » afin de protéger ce trésor culturel.
L'ambassadeur du Japon, pays qui a financé la totalité du projet, a mis en avant « les valeurs humaines » qui transparaissent à travers le site culturel de Jbeil.
M. Ziad Hawat a prononcé une allocution dans laquelle il a mis l'accent sur « l'importance » qu'accorde la municipalité de Jbeil à la coopération avec le ministère de la Culture et avec l'Unesco, afin de restaurer « des sites culturels qui appartiennent au monde entier » et qu'il faut absolument préserver.
Signalons que le ministre de la Culture, Salim Wardy, a assuré que le bâtiment qui abrite le ministère des Affaires étrangères et qui a suscité une polémique autour de sa vente fait partie des sites dûment répertoriés et classés, et qu'en conséquent, il est à l'abri de toute destruction.

