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Liban

Le Liban s’élève contre les prospections gazières d’Israël

Le chef de la diplomatie libanaise a accusé Israël lundi d'enfreindre le droit international en autorisant des entreprises du secteur énergétique à explorer des gisements de gaz offshore en l'absence d'accord sur la frontière maritime des deux pays.
Ali Chami a fait valoir qu'aucune firme ne devrait pouvoir opérer dans les eaux situées au large des deux pays, qui restent techniquement en état de guerre, avant que leurs eaux territoriales ne soient internationalement reconnues.
La compagnie texane Noble Energy et ses partenaires israéliens ont dit avoir fait la plus importante découverte gazière de la décennie dans la réserve Leviathan, à 130 km au large du port israélien de Haïfa. Dans un autre gisement, celui de Tamar, la production doit débuter d'ici à 2013.
Le Liban, qui a signalé la présence dans ses eaux de quantités prometteuses de gaz naturel, a demandé au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de veiller à ce que les prospections israéliennes n'empiètent pas sur ses eaux.
« Israël, par l'intermédiaire de ses compagnies internationales, viole les frontières maritimes du Liban, a déclaré Chami lors d'une interview à Reuters. Nous ferons face à toute violation et à toute atteinte à la souveraineté libanaise, non seulement par les canaux réguliers mais aussi par tous les moyens internationalement légitimes. »
Israël assure que les gisements de gaz découverts se trouvent dans sa zone économique exclusive, mais Chami a fait état d'études qui font apparaître que certains gisements gaziers méditerranéens pourraient être communs à Israël, au Liban et à Chypre. Il a ajouté, sans fournir de précisions, que des cartes permettaient d'accuser Israël de violer les eaux libanaises.
L'an dernier, Beyrouth a soumis à l'ONU des données cartographiques à l'appui de ses revendications territoriales.
« Israël a commencé d'opérer hors du droit international et hors du traité du droit de la mer », a dit Chami en se référant à une convention de l'ONU sur l'exploitation des mers et des océans que le Liban a selon lui ratifiée mais qu'Israël n'a pas signée.
« Aucune compagnie ne devrait procéder (à des activités d'exploration) avant qu'il existe une reconnaissance émanant de (l'ONU) sur la question des frontières de la zone économique exclusive », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre libanais Saad Hariri a attiré l'attention de Ban Ki-moon sur cette question dimanche au cours d'entretiens à New York, ont fait savoir les services de Hariri. De son côté, Chami a rencontré lundi le coordonnateur spécial de l'ONU pour le Liban, Michael Williams, afin de solliciter une aide pour la délimitation de la frontière maritime.

Le chef de la diplomatie libanaise a accusé Israël lundi d'enfreindre le droit international en autorisant des entreprises du secteur énergétique à explorer des gisements de gaz offshore en l'absence d'accord sur la frontière maritime des deux pays.Ali Chami a fait valoir qu'aucune firme ne devrait pouvoir opérer dans les eaux situées au large des deux pays, qui restent techniquement en état de guerre, avant que leurs eaux territoriales ne soient internationalement reconnues.La compagnie texane Noble Energy et ses partenaires israéliens ont dit avoir fait la plus importante découverte gazière de la décennie dans la réserve Leviathan, à 130 km au large du port israélien de Haïfa. Dans un autre gisement, celui de Tamar, la production doit débuter d'ici à 2013.Le Liban, qui a signalé la présence dans ses eaux de...
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