Après le dernier G20 de Séoul où la politique monétaire américaine avait été vivement critiquée, la Maison Blanche souligne que le président Obama a hâte de travailler avec le président Sarkozy aux moyens de soutenir la reprise économique mondiale et la création d'emplois.
Cette rencontre sera "courte" mais intense, souligne l'Élysée: les deux présidents auront des discussions à la Maison blanche, suivies d'une déclaration commune, avant un déjeuner de travail. Les épouses Carla Bruni-Sarkozy et Michelle Obama déjeuneront ensemble de leur côté.
L'entretien du matin portera sur le G20 (principaux pays développés et émergents) et le G8 (six premières puissances occidentales, plus la Russie et le Japon).
Après le dernier G20 de Séoul où la politique monétaire américaine avait été vivement critiquée, la Maison Blanche souligne aujourd'hui que le président Obama "a hâte de travailler avec le président Sarkozy aux moyens de soutenir la reprise économique mondiale et la création d'emplois".
M. Sarkozy exposera de nouveau à M. Obama ses principaux objectifs pour le G20: refonte du système monétaire international, réforme de la gouvernance mondiale et lutte contre la volatilité du prix des matières premières, alors qu'une flambée des prix des denrées de base est à l'origine d'émeutes ces derniers jours en Algérie.
Concernant le G8, les discussions porteront notamment sur la croissance verte, l'Internet, le partenariat avec l'Afrique.
C'est la première fois que les deux dirigeants se voient depuis la révélation par WikiLeaks de câbles diplomatiques américains décrivant M. Sarkozy comme "viscéralement" pro-américain, "pragmatique brillant" mais aussi "autoritaire" et "susceptible".
À 16 mois de l'élection présidentielle de 2012, à laquelle il sera probablement candidat, Nicolas Sarkozy compte sur sa direction des G20 et G8 pour redorer son image et remonter dans les sondages, après des scandales politico-financiers touchant son gouvernement et une politique sécuritaire très critiquée à l'international concernant les Roms.
Ces dernières semaines, il a multiplié les contacts avec de nombreux dirigeants politiques, notamment la chancelière allemande Angela Merkel ou le président chinois Hu Jintao, et avec des responsables économiques, comme les dirigeants de Banque mondiale et du FMI.

