Le chef du gouvernement a affirmé lors d'un déplacement à Leicester (centre de l'Angleterre) que le gouvernement planchait sur la possibilité de créer une taxe « stabilisatrice » sur les carburants.
Le chef de file des conservateurs avait déjà défendu une telle mesure l'an dernier durant la campagne législative, mais elle n'avait pas été reprise dans le programme du gouvernement de coalition formé par les Tories et les libéraux-démocrates après les élections, qui s'étaient déroulées au printemps.
Comme l'ex-TIPP flottante, qui était en vigueur en France de 2000 à 2002 et qui permettait de lisser les variations des prix des carburants à la pompe, cette taxe verrait son taux fluctuer au gré de l'évolution des cours du pétrole brut. Il diminuerait en cas d'envolée de ceux-ci et remonterait à l'inverse en cas de reflux de l'or noir. Une telle mesure pourrait permettre au gouvernement d'apaiser quelque peu l'impact sur l'opinion de la cure d'austérité budgétaire sans précédent qu'il a annoncée l'an dernier, et dont les effets commenceront à se faire ressentir pleinement cette année.
Les prix du pétrole brut sont remontés ces dernières semaines à des sommets depuis l'automne 2008, frôlant à nouveau la barre symbolique des 100 dollars le baril.
Ce rebond a poussé les prix à la pompe au Royaume-Uni à des niveaux record (environ 1,45 euro le litre en moyenne pour l'essence sans plomb, et 1,50 pour le diesel, celui-ci ne bénéficiant pas d'une fiscalité réduite en Grande-Bretagne), selon des statistiques officielles collectées lundi.
Ce renchérissement a été accentué par une hausse des taxes sur les carburants au 1er janvier, à laquelle est depuis venue s'ajouter une hausse de la TVA britannique, dont le taux est monté mardi de 17,5 à 20 %.

