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Moyen Orient et Monde - Pakistan

Crise politique : la coalition en danger

Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a fait part hier de son soutien au Premier ministre, Yusuf Raza Gilani, mis en difficulté politique par la défection de son principal partenaire gouvernemental, le Mouvement Qaumi Muttahida (MQM). Celui-ci, qui représente notamment les « mohajir », musulmans pakistanais chassés d'Inde après la partition de 1947 et leurs descendants, a annoncé dimanche son passage dans l'opposition en invoquant notamment la hausse du prix des carburants décidée par M. Gilani. Le départ du MQM, principale force politique à Karachi, la capitale économique, prive le gouvernement de sa majorité à l'Assemblée nationale et le place à la merci d'une motion de censure de l'opposition.
Cette crise politique survient au moment où les États-Unis font pression pour une action plus décisive face aux talibans retranchés dans les zones tribales frontalières de l'Afghanistan. Quelques jours avant la rupture avec le MQM, la coalition avait subi la défection de la Jamiat-e-Ulema-e-Islam (JUI), formation plus modeste favorable aux talibans, dont un leader a jugé que « Gilani n'a pas d'autorité morale pour se maintenir au pouvoir » et devrait « démissionner de lui-même avant que quelqu'un ne le fasse tomber ».
Les deux hommes appartiennent au même parti et souhaitent éviter des élections anticipées qui seraient inéluctables si toutes les formations d'opposition se liguaient, le gouvernement étant désormais minoritaire de 12 sièges à l'Assemblée. Le chef du gouvernement a rencontré hier Shahbaz Sharif, président de la principale composante de la Ligue musulmane (PML-N) et première formation de l'opposition. Il s'est en outre entretenu avec Chaudhry Shujaat Hussain, chef de file de la PML-Q, l'autre aile de la Ligue musulmane, qui a promis sans plus de précision de ne pas « faire chanter » le gouvernement.
Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a fait part hier de son soutien au Premier ministre, Yusuf Raza Gilani, mis en difficulté politique par la défection de son principal partenaire gouvernemental, le Mouvement Qaumi Muttahida (MQM). Celui-ci, qui représente notamment les « mohajir », musulmans pakistanais chassés d'Inde après la partition de 1947 et leurs descendants, a annoncé dimanche son passage dans l'opposition en invoquant notamment la hausse du prix des carburants décidée par M. Gilani. Le départ du MQM, principale force politique à Karachi, la capitale économique, prive le gouvernement de sa majorité à l'Assemblée nationale et le place à la merci d'une motion de censure de l'opposition.Cette crise politique survient au moment où les États-Unis font pression pour une action plus décisive face aux...
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