Chelsea a encore perdu du terrain en concédant un décevant match nul à domicile 3 à 3 face à Aston Villa, hier, lors de la 21e journée du championnat d’Angleterre. Eddie Keogh/Reuters
Le timide sursaut entrevu mercredi, face à Bolton (1-0), n'en était donc pas un. Chelsea tourne toujours au ralenti. Et ce n'est certainement pas le nul concédé hier, face à Aston Villa (3-3), qui va balayer cette impression tenace depuis deux mois. Alors oui, les Blues ont au moins su puiser dans leurs ressources mentales pour s'arracher dans les dernières secondes. Mais l'égalisation de Villa, dans le temps additionnel, a anéanti leurs efforts. En réalité, elle illustre bien les difficultés récurrentes de ces Blues. Après 21 journées, Chelsea n'est que cinquième de Premier League. À cinq longueurs du podium. Mais surtout à six des deux leaders mancuniens. L'avance de United pourrait même être plus conséquente si les Red Devils remportent leur match en retard face à Blackpool, le 25 janvier.
En attendant, Chelsea n'a visiblement plus l'étoffe d'un prétendant à sa propre succession. Les chiffres sont suffisamment éloquents : le champion d'Angleterre vient d'engranger dix points en dix rencontres. À ce rythme-là, l'équipe de Carlo Ancelotti n'accrochera même pas un ticket européen en fin de saison. Mais son mal-être dépasse allègrement la simple constatation arithmétique. Depuis deux mois, son jeu est d'une pauvreté affligeante. Face à Villa, les Blues ont eu besoin d'un penalty plutôt généreux pour se mettre sur les bons rails. Frank Lampard l'a transformé avec son sang-froid légendaire (1-0, 23e). Chelsea n'a paradoxalement pas su enfoncer le clou. Il a au contraire été étouffé par l'engagement physique des Villans. Leur générosité a d'abord été sanctionnée par une pluie de cartons parfois discutables. Mais elle a trouvé sa récompense sur un penalty d'Ashley Young (1-1, 41e) et une tête d'Heskey (1-2, 47e).
Sans Ivanovic et Alex, la défense des Blues a souffert. Et son attaque ne fut guère plus inspirée. L'entrée de Kalou a apporté un zeste de percussion. Comme par enchantement, Drogba, invisible jusque-là (2-2, 84e), puis captain Terry (3-2, 89e), ont alors endossé les costumes de sauveurs. C'est du moins ce que Stamford Bridge pensait... jusqu'à l'égalisation de Clark dans la foulée (3-3, 90e+1). Une défaite cuisante à Arsenal (1-3), un succès étriqué face à Bolton (1-0) et un nul spectaculaire mais inutile face à Aston Villa (3-3) : Chelsea n'a pas profité des fêtes pour se refaire une santé. Quinzième avec un point d'avance sur la zone rouge, Villa s'est en revanche donné un peu d'air. Gérard Houllier aussi.
United, City, Arsenal gagnent, Liverpool aussi
De leur côté, Manchester United, Manchester City et Arsenal ont remporté samedi leur premier match de l'année et continuent de faire la course en tête de la Premier League.
Vainqueur 2-1 sur le terrain de West Bromwich Albion, United conserve l'avantage avec 41 points, comme City, grâce à une meilleure différence de buts et deux matchs en moins. Arsenal est troisième à deux points.
Wayne Rooney a ouvert le score pour United dès la 3e minute, marquant son premier but hors coups de pied arrêtés depuis le mois de mars. James Morrison a égalisé à la 14e minute.
West Brom est passé près de la victoire sur un penalty raté par Peter Odemwingie à l'heure de jeu. Man United lui a fait payer cette erreur au prix fort lorsque Javier Hernandez a assuré sa victoire à un quart d'heure de la fin.
Un autre penalty raté, par Carlos Tevez, n'a pas empêché City de s'imposer 1-0 à domicile face à Blackpool grâce à un tir détourné d'Adam Johnson peu après la demi-heure de jeu.
Face à la rugueuse équipe de Birmingham, Arsenal a pris l'ascendant sur un coup franc de Robin Van Persie dès la 13e minute.
Les Gunners ont ensuite déployé leur jeu d'attaque et ont marqué deux autres buts par Samir Nasri, à la 58e, après un échange avec Cesc Fabregas, et par Roger Johnson, à la 66e, contre son camp, après une nouvelle combinaison entre le Français et l'Espagnol.
L'année a également bien commencé pour Liverpool, en difficulté depuis plusieurs semaines, qui a battu Bolton 2-1 grâce à un but de dernière minute de Joe Cole après avoir été mené 1-0 en début de deuxième mi-temps.
Une victoire 1-0 sur Fulham grâce à une tête de Gareth Bale a permis à Tottenham de se hisser à la quatrième place avec 36 points.
À l'issue de la rencontre, Harry Redknapp, manager des Spurs, a déclaré que David Beckham lui avait dit vouloir rejoindre le club londonien en prêt pendant la pause du championnat des États-Unis où il joue pour le LA Galaxy.


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