Il a également critiqué les réponses de l'Union européenne et de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA) à ces incidents.
"Il est inquiétant de voir que le racisme et la violence contre les Turcs (...) progresse dans la partie chypriote-grecque alors que nous travaillons au dialogue et à la réconciliation" des deux communautés de l'île, a déclaré M. Erdogan lors de son allocution hebdomadaire au Parlement.
"Même un incident isolé tel que celui-ci montre qui souhaite la paix et qui ne veut pas donner une chance à la paix sur l'île", a-t-il poursuivi.
Le violences sont survenues le 21 décembre à la fin d'un match comptant pour la Coupe de l'Eurochallenge, lorsque des supporteurs de l'Apoel Nicosie, hôte de la rencontre, ont lancé des objets en direction des joueurs de la formation turque de Pinar Karsiyaka, avant d'envahir le terrain et d'affronter la police.
Le porte-parole du club turc a eu un doigt fracturé et cinq policiers ont été légèrement blessés dans les incidents.
"Nous attendons des déclarations plus satisfaisantes, en particulier de la part de l'UE, tant concernant cet incident que par rapport au racisme et à la haine qui est en train de se développer sur l'île", a affirmé M. Erdogan.
"La sanction infligée à l'Apoel n'est pas suffisante", a-t-il estimé, ajoutant au sujet de la FIBA: "Si c'est ça leur justice (...) ils feraient mieux de ne pas parler de fair play".
Un tribunal de la FIBA a infligé une amende de 40.000 euros (52.000 dollars) à l'Apoel et ordonné au club de jouer ses prochains matchs européens à domicile sans public.
La Turquie occupe le nord de Chypre depuis l'invasion menée en 1974 en réponse à un coup d'Etat fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs, soutenus par Athènes, et visant à rattacher le pays à la Grèce.


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