Nadal lors d’un match exhibition disputé avec Federer à Madrid. Albert Simon/AFP
Une première place qui coûte cher à Federer
« C'est l'une des victoires les plus importantes de ma carrière, confie Nadal après son cinquième titre Porte d'Auteuil. Ma dernière année a été semée d'embuches. Après la défaite à Roland-Garros en 2009, ça a été particulièrement difficile pour moi, notamment à cause des blessures. J'étais frustré. À l'US Open, j'avais une déchirure abdominale, à l'Open d'Australie j'ai dû abandonner... C'est pour ça qu'aujourd'hui, c'est une journée très spéciale. Après le match, j'ai pleuré à chaudes larmes. » Il en profite au passage pour reprendre la première place du classement ATP à Roger Federer, tout proche d'égaler le record de Pete Sampras au nombre de semaines passées au sommet de la hiérarchie mondiale (286). Dans la foulée, il réussit, comme en 2008, le doublé Roland-Garros-Wimbledon, avant d'empocher son premier US Open.
La deuxième légende
en activité
Premier homme à glaner les trois derniers grands chelems de l'année sur trois surfaces différentes, Nadal change par la même occasion de dimension en devenant, à 24 ans, le plus jeune joueur de l'histoire à posséder les quatre titres majeurs à son palmarès, comme les légendaires Fred Perry, Donald Budge, Rod Laver, Roy Emerson, Andre Agassi et Roger Federer. Médaillé d'or olympique en 2008 à Pékin, le Majorquin a désormais quasiment tout gagné sur le circuit. Également lauréat de la Coupe Davis (2004 et 2009), il ne lui manque qu'un sacre au Masters pour rejoindre Agassi, seul tennisman à posséder la totalité de la gamme des trophées de première catégorie. Un vide que Nadal a encore largement le temps de combler au regard de son âge. D'autant qu'il n'est pas du genre à s'endormir sur ses lauriers. « Il y a encore plein de domaines dans lesquels je peux progresser. Je peux améliorer ma volée, ma position sur le court, mes retours... Personne n'est parfait et il y a toujours de la place pour progresser. » Ça promet.

