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Liban

Dénonciations tous azimuts des propos de Khamenei sur le TSL

Les réactions aux propos du guide spirituel de la République islamique iranienne, Ali Khamenei, qui avait déclaré que les décisions du TSL « sont nulles et non avenues », se sont poursuivies hier. Plusieurs responsables politiques du 14 Mars ont fustigé la nouvelle position iranienne, considérée comme une ingérence en bonne et due forme dans les affaires libanaises.
La récente déclaration du guide suprême de la révolution islamique iranienne, Ali Khamenei, qui a affirmé il y a quelques jours à Téhéran, en recevant l'émir du Qatar, que « toute décision du tribunal spécial pour le Liban n'aurait aucune valeur », continue de susciter des réactions d'indignation dans les milieux du 14 Mars.
Le ministre d'État, Jean Oghassabian, a indiqué que la récente déclaration de Khamenei constitue « une couverture iranienne à la position de refus du Hezbollah concernant le TSL ». Pour M. Oghassabian, les propos du responsable iranien « n'affecteront pas les démarches syro-saoudiennes » visant à faciliter une solution à la crise actuelle.
Le vice-président du Parlement, Farid Makari, a qualifié l'intervention du responsable iranien « d'ingérence flagrante dans une question qui concerne le Liban et les martyrs ». M. Makari, qui a exprimé son refus d'une telle immixtion, a conseillé à Khamenei « d'exercer son rôle de guide dans son propre pays, et non auprès des Libanais ». « Il n'a pas à nous dicter comment nous comporter avec le TSL », a-t-il déclaré.
Le leader du Parti national libéral, le député Dory Chamoun, a déclaré pour sa part que Ali Khamenei, « qui refuse de reconnaître la légalité internationale (...), n'a pas le même poids que le Conseil de sécurité, avec tous le respect que je lui dois ».
Le député Khaled Zahraman, membre du Bloc du Courant du futur, a dénoncé cette prise de position qui « tranche avec les déclarations faites préalablement » par des responsables iraniens, dont notamment le président Mahmoud Ahmadinejad, qui avaient affirmé que le TSL « était une affaire libanaise ». M. Zahraman a souligné dans ce cadre que la déclaration de Khamenei à ce propos n'est pas suprenante dans la mesure où elle vient confirmer l'attitude du Hezbollah à cet égard, lequel s'en remet au waliy el-faqih (le guide suprême de la révolution islamique iranienne) pour ce qui a trait à ses positions politiques de base.
Pour le député Imad Hout, membre du bloc Le Liban d'abord (bloc Hariri), la déclaration de Khamenei s'apparente plus à la légalité religieuse qu'au domaine politique et n'aura aucune répercussion sur le Liban.
Également membre du bloc Hariri, le député du Liban-Nord, Khodr Habib, a déclaré de son côté que « la position de Khamenei est en contradiction flagrante avec la position iranienne préalablement exprimée » (par le président Ahmadinejad). Tout en assurant que les propos du guide spirituel n'inquiètent aucunement le Liban, M. Habib a affirmé que le pari est plutôt fait sur le processus-syro-saoudien.
Le membre du bloc Le Liban d'abord, Mohammad Kabbara, s'est demandé quant à lui « si le Liban n'est pas devenu une province iranienne, d'autant qu'ils ( les Iraniens) nous font sentir qu'ils visent à étendre leur hégémonie sur ce pays ».

Le quotidien saoudien « al-Watan »
Le quotidien saoudien al-Watan a perçu pour sa part dans les propos du guide spirituel iranien « un changement dans la politique étrangère iranienne, plus précisément au niveau de la relation entre Téhéran et Riyad, après que le ministre Manouchehr Mottaki eut été écarté ». Le quotidien saoudien a également relevé une « contradiction » entre les propos de Khamenei et ceux du ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Akbar Salehi, qui avait indiqué que son rôle était notamment de « rapprocher les points de vue entre l'Arabie saoudite et l'Iran ».
Par ailleurs, l'ancien député Fayçal Daoud, proche de la coalition du 8 Mars, a estimé que la déclaration de Khamenei « est tout à fait naturelle » puisqu'elle vient rejoindre « la position de la majorité des Libanais et plusieurs chefs d'État, comme le président syrien Bachar el-Assad, qui refusent la politisation du tribunal et son exploitation en vue de porter un coup à la résistance et de déstabiliser le Liban ».
Le membre du Bloc aouniste du changement et de la réforme, Farid el-Khazen, a déclaré de son côté que la prise de position de Khamenei « n'affectera aucunement la processus syro-saoudien qui a réalisé quelques progrès ».
La récente déclaration du guide suprême de la révolution islamique iranienne, Ali Khamenei, qui a affirmé il y a quelques jours à Téhéran, en recevant l'émir du Qatar, que « toute décision du tribunal spécial pour le Liban n'aurait aucune valeur », continue de susciter des réactions d'indignation dans les milieux du 14 Mars. Le ministre d'État, Jean Oghassabian, a indiqué que la récente déclaration de Khamenei constitue « une couverture iranienne à la position de refus du Hezbollah concernant le TSL ». Pour M. Oghassabian, les propos du responsable iranien « n'affecteront pas les démarches syro-saoudiennes » visant à faciliter une solution à la crise actuelle. Le vice-président du Parlement, Farid Makari, a qualifié l'intervention du responsable iranien « d'ingérence flagrante dans une question qui...
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