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Liban - Éclairage

Même pas de vœux officiels pour les fêtes

Une trêve des confiseurs ? Peut-être bien. Mais, plus probablement, sur la scène médiatique, une poursuite du bras de fer autour du dossier dit des faux témoins. En effet, le 8 Mars ne cesse pas ses assauts, continuant à exiger que le Conseil des ministres inscrive cette question en tête de son ordre du jour et saisisse à ce propos la Cour de justice, instance d'exception, sans appel, ne connaissant que des atteintes à la Sûreté de l'État. Comme on sait, la majorité et les centristes refusent, au nom du principe de la séparation des pouvoirs, que le Conseil des ministres se mêle d'une affaire purement judiciaire. Et, à plus forte raison, que le sujet soit inscrit en tête de l'ordre du jour. Ils ont donc rejeté, par vingt ministres contre dix, la demande de vote présentée par l'opposition. En tout cas, le débat intérieur est bloqué et le gouvernement ne va pas se retrouver avant la nouvelle année. Donc, les vœux officiels traditionnels à la population se trouvent, ce coup-ci, gommés de l'agenda.
Conséquence fâcheuse de l'obstination du 8 Mars : les problèmes socio-économiques des Libanais, étalés sur une première tranche de non moins de 300 sujets pour le prochain Conseil des ministres, se trouvent gelés sine die. Au mieux, estiment les observateurs, l'opposition consentirait à en discuter à la mi-janvier, au cas où les efforts déployés dans ce sens par le chef de l'État, Michel Sleiman, avec le concours du président de la Chambre, Nabih Berry, et du président du Conseil, Saad Hariri, devaient porter leurs fruits. Et s'il se confirme que la publication de l'acte d'accusation n'aurait pas lieu avant mars...
Cependant, les visiteurs de Baabda font circuler des rumeurs positives sur une tendance extérieure à un simili-arbitrage positif faisant pendant aux contradictions et aux complications sur le front intérieur. Simili ? Oui parce que cette conciliation, notamment syro-saoudienne, serait pour la forme couverte d'un solide paravent interlibanais, pour répondre aux vœux de la présidence de la République, comme de la majorité, de voir l'indépendance nationale et la volonté propre des Libanais bien préservées d'une ingérence étrangère flagrante. Il n'y aurait donc dans ce cas officiellement qu'une proposition émanant du Liban même. Mais basée, en réalité, sur ce que l'on appellerait pudiquement des conseils étrangers amicaux...
Les contours de la solution extérieure ne sont pas encore définis avec précision. Un peu en raison du fait que les suggestions pratiques doivent être préalablement approuvées par diverses parties autres que Damas et Riyad. Notamment par l'Iran d'un côté, les Occidentaux et les Arabes modérés, Égypte en tête, d'un autre côté. Partant de là, des sources fiables pensent que le compromis n'interviendrait que bien peu de temps avant la promulgation, au printemps prochain, des conclusions du procureur Bellemare, une fois que le juge de mise en état, Fransen, aura décidé de les rendre publiques.
Une trêve des confiseurs ? Peut-être bien. Mais, plus probablement, sur la scène médiatique, une poursuite du bras de fer autour du dossier dit des faux témoins. En effet, le 8 Mars ne cesse pas ses assauts, continuant à exiger que le Conseil des ministres inscrive cette question en tête de son ordre du jour et saisisse à ce propos la Cour de justice, instance d'exception, sans appel, ne connaissant que des atteintes à la Sûreté de l'État. Comme on sait, la majorité et les centristes refusent, au nom du principe de la séparation des pouvoirs, que le Conseil des ministres se mêle d'une affaire purement judiciaire. Et, à plus forte raison, que le sujet soit inscrit en tête de l'ordre du jour. Ils ont donc rejeté, par vingt ministres contre dix, la demande de vote présentée par l'opposition. En tout cas, le débat...
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