Après avoir fait les beaux jours de l’équipe de France, Anelka et Henry quittent la sélection par la petite porte pour une affaire d’argent…
La FFF pensait pourtant en avoir terminé avec cette affaire depuis la veille du match amical Angleterre-France disputé le 16 novembre dernier. Après le scandale des primes mis sur la place publique par les médias, Laurent Blanc en personne s'était engagé à régler l'affaire au plus vite. Le temps de réunions pendant le stage à Londres, tout le monde (le président Fernand Duchaussoy, Marino Faccioli le manager des Bleus, Henri Émile l'intendant proche des joueurs) avaient œuvré pour régler une bonne fois pour toutes cette histoire de gros sous. Le président intérimaire de la FFF s'était alors fendu d'un communiqué pour confirmer l'accord : « Les joueurs confirment l'engagement pris au moment de la Coupe du monde de renoncer aux primes, liées à la période des matches de préparation, ainsi qu'à la phase finale de la compétition en Afrique du Sud. »
Objectif : faire payer
la Fédération
Sauf que voilà, Anelka et Henry ne l'entendraient pas ainsi. En opposition frontale avec la Fédération depuis son exclusion de l'équipe de France (consécutive aux insultes proférées à l'encontre de Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique) et les sanctions qui en ont découlé (18 matches de suspension), le joueur de Chelsea n'entendrait faire aucun cadeau à la FFF. C'est de bonne guerre, pourront objecter ses défenseurs, alors que les détracteurs de l'ancien Parisien trouveront là assurément une occasion de démontrer l'avidité du joueur, même si la prime en question (entre 130 000 et 150 000 euros) ne représente finalement qu'une goutte d'eau au regard de son salaire annuel.
Henry déplore
le manque d'appui
Le cas Thierry Henry n'est, lui, pas si différent puisque l'actuel New-Yorkais entendrait également faire « payer » à la Fédération son manque de respect et de soutien à son égard, sentiment présent chez le meilleur buteur de l'histoire des Bleus depuis la fameuse « main de la qualification » contre l'Irlande en novembre 2009. Maltraité de toutes parts par les médias suite à cette affaire, dont les proportions avaient largement dépassé le simple cadre du sport, puis relégué sportivement au-delà du rôle de joker par Domenech, Henry avait déjà évoqué à plusieurs reprises le manque d'appui de la part des dirigeants d'alors pour expliquer son silence lors de la grève de Knysna, lui l'ancien capitaine et leader charismatique de la sélection.
Tout cela semble tout de même très nombriliste de la part de ces deux joueurs marquants de la dernière décennie (à des degrés différents) alors que le football français tente désespérément depuis six mois de poser un voile sur l'une des plus sombres périodes de l'histoire de l'équipe de France. Pas sûr qu'ils en sortent grandis...

