Onze membres du groupe rebelle sunnite Joundallah (soldats de Dieu), qui a revendiqué l'attentat antichiite meurtrier du 15 décembre dans le sud-est de l'Iran, ont été pendus hier matin. Selon la justice locale, certains des condamnés exécutés avaient participé ces dernières années à des attaques contre deux mosquées chiites à Zahedan, chef-lieu de la province de Sistan-Balouchistan, et contre des membres des gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime islamique. Ebrahim Hamidi, chef de la justice de la province, a déclaré que « toutes ces personnes avaient été condamnées à mort pour corruption sur terre et guerre contre Dieu en luttant contre le régime sacré de la République islamique », assurant que les condamnations étaient intervenues après « un procès public équitable » et qu'elles avaient ensuite suivi « toutes les procédures légales et religieuses ». Il a également prévenu « tous les rebelles » qu'ils devaient renoncer à leur action : « La justice appliquera avec précision et détermination les peines contre les moharebs (en guerre contre Dieu) et les corrupteurs sur terre. » Le Joundallah avait affirmé que l'attentat du 15 décembre venait venger la mort de son chef, Abdolmalek Righi, arrêté en février et pendu en juin, ainsi que des « martyrs » du mouvement. L'attentat avait été condamné par l'Occident, l'ONU et des pays arabes. Le groupuscule, dont les membres appartiennent à l'ethnie baloutche, a été classé par les États-Unis parmi les organisations terroristes. Depuis 10 ans, ce groupe a revendiqué plusieurs attentats dans le Sistan-Balouchistan, province frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan où vit une forte minorité sunnite. Cette rébellion sanglante a visé des mosquées chiites, des rassemblements religieux, des militaires ou de simples civils de la province. Avec ces pendaisons, le nombre des exécutions dans le pays est désormais d'au moins 162 depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP réalisé essentiellement à partir d'informations publiées dans la presse locale. En 2009, au moins 270 personnes avaient été pendues. L'Iran, où les autorités estiment qu'une application sévère de la loi est indispensable pour maintenir la sécurité publique, est l'un des pays qui mènent le plus d'exécutions au monde, avec la Chine, l'Arabie saoudite et les États-Unis.
Onze membres du groupe rebelle sunnite Joundallah (soldats de Dieu), qui a revendiqué l'attentat antichiite meurtrier du 15 décembre dans le sud-est de l'Iran, ont été pendus hier matin. Selon la justice locale, certains des condamnés exécutés avaient participé ces dernières années à des attaques contre deux mosquées chiites à Zahedan, chef-lieu de la province de Sistan-Balouchistan, et contre des membres des gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime islamique. Ebrahim Hamidi, chef de la justice de la province, a déclaré que « toutes ces personnes avaient été condamnées à mort pour corruption sur terre et guerre contre Dieu en luttant contre le régime sacré de la République islamique », assurant que les condamnations étaient intervenues après « un procès public équitable » et qu'elles...
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