L'Iran a démenti la libération de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à la lapidation pour meurtre et adultère, dénonçant une nouvelle « campagne de propagande » occidentale contre Téhéran. Sa libération avait été annoncée jeudi par le Comité antilapidation basé à Berlin, alors que des photos de Mme Mohammadi-Ashtiani prises par la chaîne iranienne en anglais Press-TV à son domicile en compagnie de son fils venaient d'être diffusées par les principales agences internationales, dont l'AFP. Emprisonnée à Tabriz, cette Iranienne a été condamnée à mort en 2006 pour son implication dans le meurtre de son mari et à la lapidation pour adultère. La première peine a été ramenée à 10 ans de prison en appel en 2007, mais la seconde a été confirmée la même année par une autre cour d'appel.
Seize mois de prison pour le président de l'Association des journalistes
Le président de l'Association des journalistes iraniens, Mashallah Shamsolvaezin, a été condamné à 16 mois de prison pour avoir « sapé le régime » islamique et « insulté » le président Mahmoud Ahmadinejad, a-t-il indiqué hier à l'AFP. La police a par ailleurs arrêté hier un nouveau journaliste du quotidien réformateur Shargh, dont cinq responsables ont déjà été arrêtés depuis mardi, selon le site d'opposition Kaleme.com. Personnalité connue dans le monde de la presse, M. Shamsolvaezin a dirigé plusieurs journaux réformateurs fermés par le pouvoir entre 1998 et 2000, et a été emprisonné à plusieurs reprises, notamment lors de la répression du mouvement de protestation contre la réélection contestée du président Ahmadinejad en juin 2009.
L'ambassadeur britannique provoque la colère des conservateurs
Une critique de la situation des droits de l'homme en Iran postée sur le site de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran par l'ambassadeur Simon Gass a provoqué hier la colère de personnalités et médias conservateurs iraniens. « Simon Gass doit apprendre ce qu'est l'éthique d'un ambassadeur », a déclaré le chef de la commission des Affaires étrangères du Parlement, Allaeddine Boroujerdi, cité par l'agence officielle IRNA. « Il semble que la mission de Simon Gass est de démolir les relations entre les deux pays au lieu de les arranger », a-t-il ajouté. Un autre membre de la commission des Affaires étrangères du Majlis, Heshmatollah Falahatpisheh, a demandé « l'expulsion de Simon Gass » pour cet article « sans précédent ».
Nucléaire : « L'heure reste à la diplomatie », affirme Barak
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a estimé que la diplomatie et « des sanctions beaucoup plus actives » peuvent encore empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, lors d'une interview diffusée hier par la chaîne américaine CNN. M. Barak a toutefois ajouté qu'il était important que les États-Unis et les Européens « n'enlèvent aucune option de la table », à savoir l'option militaire, qui pourrait par exemple consister à tenter de détruire les sites nucléaires souterrains de l'Iran. Quand on lui a demandé ce qu'Israël ferait si les sanctions échouaient, à savoir autoriser une attaque contre l'Iran, M. Barak s'est montré évasif. Par ailleurs, le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmad al-Khalifa, a défendu de nouveau hier le droit des monarchies pétrolières du Golfe d'être informées du déroulement des négociations multilatérales sur le programme nucléaire iranien.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef