Les grands argentiers de la zone euro doivent régler, au cours de cette réunion, les derniers détails du plan d'aide à l'Irlande, mais aussi évoquer la situation de la zone euro après une semaine inquiétante.
Ils doivent régler les derniers détails du plan d'aide à l'Irlande, mais aussi évoquer la situation de la zone euro après une semaine inquiétante.
Les ministres "vont continuer à affiner et renforcer la réponse systémique de l'Europe à la crise actuelle", a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.
Un dîner préparatoire "pour accorder les violons" aura lieu dès dimanche soir entre le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président de l'UE Herman Van Rompuy, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker et le ministre belge des Finances Didier Reynders, dont le pays préside l'UE, a indiqué une source diplomatique.
La situation est difficile, car l'annonce dimanche d'un plan d'aide de 85 milliards d'euros pour l'Irlande et la présentation des contours du futur Fonds de secours permanent de la zone euro après 2013 n'ont pas réussi à apaiser les marchés, inquiets de l'ampleur de la dette publique dans plusieurs États.
Les Européens doivent trouver des réponses plus fondamentales à la crise de l'Union monétaire.
Parmi les options envisagées, un éventuel renforcement du Fonds de secours actuel de la zone euro, doté de 440 milliards d'euros de garanties des États, est à l'étude.
"Ce sujet fait clairement partie des discussions en cours", a indiqué la source diplomatique.
Après le président de la banque centrale allemande Axel Weber la semaine dernière, M. Trichet a appelé les pays européens à augmenter sa capacité si nécessaire.
"Il est très important d'être aussi efficace que possible, également quand il est question de quantité", a-t-il souligné à Paris, "nous encourageons les États à aller aussi loin que possible pour être à la mesure des défis".
Les Européens réfléchissent aussi à des moyens plus importants pour le futur Fonds de secours permanent, destiné à remplacer le dispositif actuel à partir de la mi-2013.
Les contours précis de ce futur mécanisme, dont son montant, seront discutés par les dirigeants de l'UE lors d'un sommet le 16 décembre.
Des rumeurs, aussitôt démenties, ont par ailleurs fait état d'un possible renforcement des moyens que le FMI met à disposition de la zone euro face à la crise. Ils sont actuellement de 250 milliards d'euros dans le cadre d'un plan d'aide global de 750 milliards d'euros pour la zone euro, adopté au printemps.
En attendant, les Européens surveillent de près les marchés, qui ont malmené cette semaine les pays les plus fragiles de la zone euro. Le Portugal, considéré par les économistes comme le prochain candidat à une aide internationale Espagne, mais aussi l'Italie ou la Belgique ont vu les taux d'intérêt de leurs emprunts grimper.
La BCE a cependant réussi à calmer le jeu sur les marchés. Elle a annoncé jeudi le maintien de son dispositif de mesures exceptionnelles en faveur des banques, et la poursuite de son programme de rachat de dette des États de la zone euro en difficulté.
La Banque centrale européenne a accéléré depuis jeudi ses rachats de dette portugaise et irlandaise afin de stabiliser la zone euro.


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