- Maroc : un télégramme émis par le consulat américain de Casablanca dénonce les « pressions » exercées par l'entourage du roi du Maroc pour solliciter des « pots-de-vin » dans le domaine de l'immobilier, selon le journal espagnol El Pais qui a publié des documents de WikiLeaks. Ce télégramme aurait été émis en décembre 2009.
- Afghanistan : les fuites de WikiLeaks montrant l'ambassadeur des États-Unis s'émouvant de la « corruption » en Afghanistan et de la « paranoïa » de son président Hamid Karzaï ne représentent « rien de bien nouveau », a estimé un porte-parole du chef de l'État afghan. En outre, toujours selon WikiLeaks, des responsables militaires américains et afghans, dont M. Karzaï lui-même, ont critiqué l'action des forces britanniques dans la province du Helmand, les accusant d'y avoir « créé la pagaille ».
- Qatar : le directeur du Mossad, le service des renseignements israélien, Meir Dagan, a qualifié le Qatar de « véritable problème » et son émir de quelqu'un qui « irrite tout le monde ». Il a tenu ces propos lors d'une rencontre le 12 juillet avec l'assistant du président américain Barack Obama pour la sécurité intérieure et le contre-terrorisme, Francis Fragos Townsend. L'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, tente de jouer sur tous les tableaux - la Syrie, l'Iran, le Hamas - pour assurer sa sécurité et affirmer son indépendance, aurait fait remarquer M. Dagan.
- Turkménistan : le président Gourbangouly Berdymoukhamedov est un dirigeant « vaniteux, méfiant, réservé, strict, très conservateur, un menteur invétéré et un bon acteur ». « Berdymoukhamedov n'aime pas les gens qui sont plus habiles que lui », lit-on encore dans la description du dirigeant turkmène. Son père, un gardien de prison à la retraite, est d'ailleurs « plus intelligent » que lui.
- Azerbaïdjan : l'ambassade des États-Unis à Bakou a condamné la diffusion par WikiLeaks de câbles diplomatiques dont l'un compare le président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliev, à un chef mafieux du film Le Parrain de Francis Ford Coppola. La révélation d'informations confidentielles est « illégale et répréhensible », a déclaré le chargé d'affaires américain, Adam Sterling. « Les câbles sont souvent des informations préliminaires et incomplètes de politique étrangère, et elles ne représentent pas la politique américaine », a-t-il ajouté. La présidence azerbaïdjanaise a estimé que la révélation des câbles était une « provocation ».


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve