Le camp du président Laurent Gbagbo a accusé hier les ex-rebelles du nord de la Côte d'Ivoire d'avoir tenté de truquer le second tour de l'élection présidentielle au profit de l'ancien Premier ministre ivoirien, Alassane Ouattara, et a rejeté des résultats dont la publication se fait toujours attendre. Les partisans de Laurent Gbagbo ont réclamé l'annulation de votes « frauduleux » dans le Nord. Les alliés de M. Ouattara, un Nordiste qui dément toute implication dans la rébellion de 2002-2003 qui a coupé le pays en deux, affirment que Gbagbo a suspendu la publication parce qu'il sait qu'il a été battu. Alassane Ouattara a invité son adversaire à s'en tenir à l'accord qu'ils avaient conclu avant le scrutin sur le respect du verdict des urnes, mais il s'est gardé de crier victoire. Une conférence de presse de la commission électorale a tourné à la farce mardi soir lorsque des partisans de Gbagbo ont déchiré la feuille de résultats alors qu'un porte-parole souhaitait les annoncer. La communauté internationale suivait avec attention cette situation tendue. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté la commission électorale de Côte d'Ivoire à annoncer les résultats provisoires du second tour, tout comme le président français Nicolas Sarkozy qui juge « essentiel » d'annoncer les résultats « dans le délai prévu ». La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a demandé que la « volonté du peuple ivoirien soit entièrement respectée » et l'Union africaine a appelé au respect du « verdict des urnes ». Le couvre-feu nocturne instauré dans le pays à l'occasion de la présidentielle du 28 novembre, qui devait prendre fin hier, a été prorogé jusqu'à dimanche. À Abidjan, de nombreux habitants avaient choisi de rester chez eux par crainte de troubles et la circulation était exceptionnellement fluide sur les grands axes, comme depuis lundi. Le quartier du Plateau (administration et affaires) était désert.
Le camp du président Laurent Gbagbo a accusé hier les ex-rebelles du nord de la Côte d'Ivoire d'avoir tenté de truquer le second tour de l'élection présidentielle au profit de l'ancien Premier ministre ivoirien, Alassane Ouattara, et a rejeté des résultats dont la publication se fait toujours attendre. Les partisans de Laurent Gbagbo ont réclamé l'annulation de votes « frauduleux » dans le Nord. Les alliés de M. Ouattara, un Nordiste qui dément toute implication dans la rébellion de 2002-2003 qui a coupé le pays en deux, affirment que Gbagbo a suspendu la publication parce qu'il sait qu'il a été battu. Alassane Ouattara a invité son adversaire à s'en tenir à l'accord qu'ils avaient...
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