M. Souhaid a tenu des propos en ce sens au cours de la signature de l'ouvrage du père Joseph Daou, Le royaume de la perdition, qui a eu lieu à Tabarja, en présence du vicaire patriarcal, Mgr Roland Aboujaoudé, représentant le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, de Farès Souhaid, du député Élie Marouni et de plusieurs personnalités et notables de la région.
M. Souhaid a déclaré à cette occasion : « Nous sommes confrontés aujourd'hui à toutes sortes de tentatives de tromperie et de supercherie. Cela s'explique par le fait qu'après quinze années de guerre, chaque faction avait sa propre lecture (du conflit), ce qui a contribué à la confusion. » Et d'ajouter : « L'Église a pris l'initiative unilatérale de tenter de réhabiliter l'échelle de valeurs au sein de la société, à un moment où les courants politiques et l'État étaient absents de ce domaine. »
Et Farès Souhaid de poursuivre : « À une certaine période, les chrétiens au Liban ont monopolisé le concept de liberté en disant que le Liban et la liberté sont indissociables, et que la perte de la liberté signifierait la disparition du Liban, et vice versa. Par la suite, la justice a été occultée et les chrétiens se plaignaient d'être marginalisés. Aujourd'hui, les concepts de liberté et de justice sont brandis par toutes les communautés, et il ne saurait y avoir de justice sans liberté, de même qu'il ne saurait y avoir de liberté sans justice. »
De son côté, le député Élie Marouni a déclaré : « Nous ne pouvons vivre que sur base de la justice et du règne de la loi. Mais pour que la justice règne, le criminel doit être puni. Celui qui a peur de la loi et du tribunal n'est autre que l'accusé. » En conclusion, M. Marouni a fustigé « les leaders qui sont particulièrement éloquents dans leurs discours, mais qui personnifient l'échec total au niveau des réalisations concrètes ».

