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Liban

Le retrait israélien de Ghajar, une simple « ruse » pour le Hezbollah

Le Hezbollah a estimé hier que l'annonce par Israël d'un retrait de la partie nord du village frontalier de Ghajar est « une ruse » et a accusé l'ONU de « complicité » avec l'État hébreu.
« L'ennemi israélien veut faire croire qu'il s'est totalement retiré du territoire libanais », a déclaré le député Mohammad Raad.
« C'est une manœuvre avec la complicité des Nations unies », a-t-il affirmé.
Le gouvernement israélien a approuvé mercredi le retrait de ses troupes de la partie nord du village divisé de Ghajar pour en remettre le contrôle à la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) et redéployer son armée au sud de la ligne bleue.
Après le retrait israélien unilatéral du Liban-Sud en 2000, l'ONU avait tracé une ligne bleue fixant la frontière qui place la partie nord du village au Liban et la partie sud dans le Golan syrien occupé par Israël depuis 1967.
« Israël applique ainsi ses engagements pris dans la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU », a indiqué mercredi le bureau du Premier ministre israélien.
La Finul a demandé à Israël de se retirer du nord de Ghajar en vertu de la résolution 1701 mettant fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, durant laquelle l'armée israélienne a réoccupé la partie nord du village.
Lorsque le retrait aura lieu, « il n'y aura plus de troupes, ni de police ni de forces de sécurité israéliennes dans la partie nord du village puisque la Finul a déclaré la zone sous autorité libanaise en matière de sécurité », avait expliqué le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor.
Mais selon M. Raad, il s'agit d' « une ruse préparée avec l'ONU et son secrétaire général », destinée à montrer qu'Israël applique les résolutions de l'ONU.
« Le retrait israélien du secteur nord de Ghajar, le plaçant sous tutelle de l'ONU, interdisant le déploiement de l'armée libanaise et maintenant les affaires civiles aux mains de l'ennemi israélien qui occupe le secteur sud du village, n'est pas un retrait », a-t-il ajouté.
Il a affirmé que le Hezbollah exigeait le retrait total d'Israël du Liban, incluant les fermes de Chebaa, aux confins des frontières libanaise, syrienne et israélienne. Même son de cloche du côté du vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, Nabil Qaouk, qui a indiqué hier qu'Israël cherche à obtenir un blanc-seing de la communauté internationale en ce qui concerne la résolution 1701. « Celui-ci consacrerait ainsi l'occupation par Israël des collines de Kfarchouba et des fermes de Chebaa », a-t-il martelé.
Pour le député Nawwaf Moussaoui, les États-Unis sont en train d'œuvrer pour « innocenter l'ennemi » dans l'affaire de Ghajar, relevant que le village « ne sera pas restitué à la souveraineté libanaise ».
S'attardant enfin sur l'impact politique du retrait israélien du village de Ghajar, le député Ali Fayyad a déclaré : « Le retrait n'aura aucun effet sur la résistance, ni quant à son rôle ni quant à sa nécessité sur le plan national. »
Le Hezbollah a estimé hier que l'annonce par Israël d'un retrait de la partie nord du village frontalier de Ghajar est « une ruse » et a accusé l'ONU de « complicité » avec l'État hébreu.« L'ennemi israélien veut faire croire qu'il s'est totalement retiré du territoire libanais », a déclaré le député Mohammad Raad.« C'est une manœuvre avec la complicité des Nations unies », a-t-il affirmé.Le gouvernement israélien a approuvé mercredi le retrait de ses troupes de la partie nord du village divisé de Ghajar pour en remettre le contrôle à la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) et redéployer son...
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