La croissance faite en Espagne dans ce domaine repose essentiellement sur l'unification et l'encadrement du processus depuis l'identification des donneurs jusqu'au prélèvement des organes. Cette stratégie adoptée fait d'ailleurs l'objet d'un enseignement que l'Espagne transmet à d'autres pays dans le cadre du programme Transplant Procurement Management (TPM). « Le TPM est un programme éducatif qui a pour objectif d'entraîner les professionnels à tous les aspects du don d'organes, explique Gloria Paez, directrice du TPM, unité de Barcelone. Ce programme a vingt ans d'expérience. La formation est faite en cinq langues : français, anglais, espagnol, portugais et italien. »
« Le Liban manque de structures pour le don d'organes, constate pour sa part Marti Manyalich, directeur de TPM. C'est là où nous intervenons. Notre rôle est de créer cette structure et de former le corps médical et infirmier au don d'organes. Nous avons remarqué au cours de notre travail que la culture du don et la notion de mort encéphalique n'a pas encore fait son chemin dans les hôpitaux, même au sein des services de réanimation. C'est là qu'il faudrait commencer. Le problème du consentement familial sera résolu dans une deuxième étape. La société libanaise est solidaire et généreuse, mais il faut savoir l'aider dans ce sens et l'aider à comprendre la mort cérébrale. Ce qui n'est pas simple, d'autant qu'il s'agit d'êtres chers. »
Et Marti Manyalich de conclure : « En mettant en place une structure adéquate, le gouvernement libanais a la possibilité de donner le meilleur cadeau à sa population, d'autant que le taux de survie aux greffes est excellent. »


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir