Le milieu lyonais Jeremy Toulalan a grandement contribué à la victoire de l’OL face à Nice. AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES
Au-delà de l'image laissée par un match ennuyeux face aux Niçois, l'OL insiste sur l'aspect mathématique, le seul qui compte en championnat, sans se focaliser sur le classement ni sur l'idée de reprendre le titre de champion qu'il n'a nullement abandonnée.
« On ne parle pas, mais nous continuons à remonter, même si l'OL a parfois mieux joué que face à Nice sans s'imposer », commente l'attaquant Jimmy Briand.
« Le plus important, ce sont les trois points. Aujourd'hui, le classement n'est pas primordial, mais plutôt les écarts qui nous séparent de la tête. Nous nous rapprochons, c'est bien », se félicite de son côté l'entraîneur Claude Puel.
« Sur le plan comptable, la soirée ne peut être que positive, mais nous savons que nous avons des progrès à accomplir dans le jeu et sur la durée », reconnaît le milieu Jérémy Toulalan, de retour comme titulaire après un mois d'arrêt pour blessure.
« Nous ne retrouverons la confiance qu'avec les victoires. Nous sommes plutôt sur le bon chemin », dit-il encore, appelant à « une stabilisation le plus vite possible dans le haut du tableau ».
Hier, face à une équipe de Nice diminuée par l'absence de plusieurs titulaires et avec une charnière centrale expérimentale, l'OL ne s'est pourtant imposé que 1-0 sans jamais se mettre à l'abri.
Une fois de plus, Lyon a joué à « mi-temps », avec une première période correcte et une seconde plus difficile.
« Il est dommage de ne pas avoir doublé la marque. Notre entame de seconde période a été bonne aussi, mais après, nous n'avons pas su s'il fallait gérer ou attaquer pour marquer un second but », explique Puel.
Ce discours laisse à penser que l'équipe lyonnaise manque de confiance au point de jouer « comme un épicier », sans prendre de risque, à domicile qui plus est, là où le club, faute d'un jeu attractif, peine désormais à mobiliser son public pour des affiches secondaires.
Seuls 32 672 spectateurs s'étaient déplacés à Gerland pour cette rencontre avec des prix bradés et des invitations distribuées à pleines poignées.
« Nous étions entre deux eaux et le dernier quart d'heure a été un peu difficile sur le plan physique », plaide Puel quelque peu en contradiction avec ses propos tenus vendredi.
En fin de semaine dernière, il se réjouissait d'avoir « eu le luxe de bénéficier d'une semaine pleine pour bien récupérer et bien travailler, de refaire du foncier en prévision des prochaines échéances ».
Après son déplacement à Lens, dimanche, Lyon tentera d'assurer définitivement sa qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions sur le terrain allemand de Schalke 04 avant de recevoir le Paris SG le 28 novembre.

