Terrorisme
L'ONU enlève des dizaines de noms
de sa liste noire
Une commission de l'ONU a enlevé des dizaines de noms de talibans ou de membres d'el-Qaëda de la « liste noire » de l'ONU sanctionnant des « terroristes », et a expliqué hier que beaucoup de ceux se trouvant encore sur la liste pourraient être morts. La liste des sanctions de l'ONU comporte actuellement 433 individus et entités, a dit M. Mayr-Harting, ambassadeur d'Autriche à l'ONU, ajoutant que 45 noms en avaient été retirés et que le retrait de 58 autres était étudié. Les noms de huit personnes - deux talibans et six membres d'el-Qaëda - ont été enlevés pour cause de décès, a expliqué M. Mayr-Harting sans préciser les identités.
Les talibans rejettent toute négociation en Afghanistan
Les talibans ont réaffirmé hier leur hostilité à tout processus de réconciliation en Afghanistan dans un contexte de violence accrue et de tensions entre le président Hamid Karzaï et la coalition internationale. À quatre jours d'un sommet de l'OTAN consacré principalement à la question afghane, le mollah Omar, chef de la milice islamiste, a déclaré dans un communiqué que les talibans ne discuteraient jamais avec le gouvernement « fantoche » de Kaboul tant que des troupes étrangères stationneraient en Afghanistan. Il a assuré en outre que ses ennemis ont été « vaincus sur le champ de bataille » et qu'ils en sont réduits à répandre des « rumeurs trompeuses » sur ces prétendues négociations.
Petraeus accuse
Karzaï de saper
l'effort de guerre
Le général David Petraeus, commandant des forces américaines et de l'OTAN en Afghanistan, a averti des responsables afghans que les récentes critiques de leur président Hamid Karzaï contre la stratégie des États-Unis sapaient l'effort de guerre, a rapporté hier le Washington Post. Le général américain a fait part dimanche de « sa stupéfaction et de sa déception » après l'appel de Hamid Karzaï en faveur d'une réduction des opérations militaires et de la fin des opérations spéciales américaines dans le sud de l'Afghanistan, précise le journal, citant des sources américaines et afghanes.
Iran
La cargaison d'armes saisie au Nigeria était destinée à un autre pays africain, assure Mottaki
La cargaison d'armes en provenance d'Iran saisie dans le port de Lagos n'était pas destinée au Nigeria mais à un autre « État de l'Afrique occidentale », a déclaré hier le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, lors d'une conférence de presse. Selon le transporteur maritime CMA CGM, les conteneurs où se trouvaient les armes, présentées officiellement par l'expéditeur comme des « matériaux de construction », avaient été embarqués au port iranien de Bandar-Abbas et étaient destinés à la Gambie. « Une société privée avait vendu des armes conventionnelles à un pays d'Afrique occidentale, et la cargaison devait transiter par le Nigeria, où des doutes ont été créés » sur la destination des armes, a précisé M. Mottaki.
Pékin et Moscou invitent Téhéran à prouver son intention pacifique
Les ministres des Affaires étrangères de Chine, de Russie et d'Inde ont exhorté hier l'Iran à apporter la preuve à la communauté internationale du caractère pacifique de son programme nucléaire. « Les trois ministres des Affaires étrangères reconnaissent le droit de l'Iran à un usage pacifique de l'énergie nucléaire », écrivent-ils dans un communiqué diffusé sur le site Internet du ministère chinois (www.mfa.gov.cn) après une réunion à Wuhan, en Chine. « Dans le même temps, l'Iran devrait rétablir la confiance de la communauté internationale dans la nature totalement pacifique de ses activités nucléaires », ajoutent-ils.
Italie
Cinq ministres pro-Fini démissionnent
Les quatre membres du gouvernement de Silvio Berlusconi, proches de son ex-allié Gianfranco Fini, ont présenté leur démission hier, une démarche ne suffisant pas toutefois à entraîner la chute du gouvernement, liée à un vote de confiance au Parlement. Un membre du service de presse de Futur et Liberté pour l'Italie (FLI), le nouveau parti que M. Fini est en train de créer, a précisé à l'AFP qu'il s'agit de démissions « irrévocables ». Un cinquième membre du gouvernement, Giuseppe Maria Reina, secrétaire d'État aux Infrastructures et Transports, qui appartient au petit parti sicilien MPA, allié de M. Fini, a également démissionné, selon ses services.
Birmanie
Suu Kyi reprend le travail au siège de son parti
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, libérée samedi après sept ans de résidence surveillée, a repris le travail hier au siège de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND, dissoute), au lendemain de son premier discours politique depuis 2003. La lauréate du prix Nobel de la paix a appelé l'opposition à s'unir, précisant qu'elle prendrait le temps d'écouter ses concitoyens avant de décider d'une stratégie politique. L'opposante a aussi déclaré dimanche qu'elle serait disposée à rencontrer le généralissime Than Shwe, homme fort de la junte, et qu'elle ne conservait « aucune rancune à l'égard de ceux qui (l'avaient) détenue ».
Émirats
Cent coups de fouet pour « relations sexuelles illicitesz »
Une domestique philippine et son amant bangladais recevront 100 coups de fouet chacun et seront expulsés des Émirats arabes unis pour « relations sexuelles illicites », a rapporté hier un journal. L'homme a écopé aussi d'un an de prison pour entrée sans autorisation dans la maison du « garant » de la domestique, a ajouté le quotidien Gulf News citant le verdict rendu par un tribunal islamique de Charjah, l'un des sept membres de la Fédération des Émirats.
Les relations sexuelles hors mariage sont interdites dans ce pays arabe du Golfe.
Guinée
Présidentielle : les 2 candidats se déclarent vainqueurs
Les deux candidats à la présidentielle en Guinée se sont déclarés vainqueurs hier avant la publication des résultats à Conakry où la situation était très tendue, des heurts entre jeunes et forces de l'ordre ayant fait au moins un mort et des dizaines de blessés. Après 52 ans de régimes dictatoriaux ou autoritaires, les Guinéens avaient voté pour la première fois librement à cette présidentielle. Le 7 novembre, ils devaient départager l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, 58 ans, et l'opposant historique Alpha Condé, 72 ans, arrivés en tête au premier tour le 27 juin.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef