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Culture - Musique

Parsifal de Neumeier à l'Opéra Garnier : à la découverte de soi-même

Le ballet de Hambourg du chorégraphe américain John Neumeier s'est installé jusqu'au 16 novembre au Palais Garnier avec "Parsifal, Épisodes et Écho", une version tonique du mythe de Parsifal qui passe allègrement de la fougue des combats aux élans mystiques.

Les décors sont minimalistes, avec au début une drôle de forêt en forme de bosquet rond d'où le jeune Parsifal s'enfuit.

Créé en 2006 par cette troupe que Neumeier dirige depuis 37 ans, "Parsifal, Épisodes et Écho", se fonde -comme le Parsifal de Wagner- sur la littérature médiévale que le mythe a inspirée, le Perceval de Chrétien de Troyes et le Parzival de Wolfram von Eschenbach.
Mais comme à son habitude Neumeier, 68 ans, relit et réécrit le mythe : le jeune garçon, parti de sa forêt en aventurier, au grand désespoir de sa mère, s'engage dans toutes les bagarres et les aventures pour se retourner finalement sur lui-même et découvrir, au milieu d'élans mystiques, qui il veut être vraiment.
Parce que le Graal est "au bout du compte quelque chose que l'on doit trouver en soi-même", dit Neumeier. Le ballet et ses tableaux vigoureux et sautillants tournent à la méditation, sur fond d'appel à Dieu et de repentir.
Les décors sont minimalistes, avec au début une drôle de forêt en forme de bosquet rond d'où le jeune Parsifal s'enfuit, et tout au long du spectacle des jeux de brouillard, de fumée, ou de neige.
Le musculeux et blond Parsifal (Edvin Revazov), plus naturel dans les combats que dans le mysticisme, occupe la scène de bout en bout, aux côtés de danseurs toniques aux costumes dépouillés et modernes, qui jouent à plaisir avec leur corps et leur gestuelle.
Côté musique, le chorégraphe entremêle les airs, dominés par ceux de l'Américain John Adams, qui accompagne la jeunesse, les combats, mais aussi la rencontre avec l'ermite et la métamorphose du héros. Wagner a la portion congrue, avec quelques passages du prélude pour orchestre de Parsifal qui ponctuent les moments les plus dramatiques, tandis que le piano de "Für Alina", du compositeur estonien Arvo Pärt, rythme les quelques moments de méditation.
"Je réagis à l'écoute de la musique, d'abord de manière instinctive puis en choisissant les images qui me viennent", disait l'an dernier le chorégraphe. Lors de la sortie du ballet, en 2006, il confiait au Figaro : "C'est sans doute ce que j'ai fait de plus complexe", "c'est une méditation personnelle".
Sort actuellement en librairie "John Neumeier, 30 ans de ballets à l'Opéra de Paris" par Jacqueline Thuilleux, aux Éditions Gourcuff.
Créé en 2006 par cette troupe que Neumeier dirige depuis 37 ans, "Parsifal, Épisodes et Écho", se fonde -comme le Parsifal de Wagner- sur la littérature médiévale que le mythe a inspirée, le Perceval de Chrétien de Troyes et le Parzival de Wolfram von Eschenbach.Mais comme à son habitude Neumeier, 68 ans, relit et réécrit le mythe : le jeune garçon, parti de sa forêt en aventurier, au grand désespoir de sa mère, s'engage dans toutes les bagarres et les aventures pour se retourner finalement sur lui-même et découvrir, au milieu d'élans mystiques, qui il veut être vraiment.Parce que le Graal est "au bout du compte quelque chose que l'on doit trouver en soi-même", dit Neumeier. Le ballet et...
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