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Culture - Théâtre

Tempo de mascarade pour un requiem des arts...

Mascarade presque estudiantine pour ce pseudo « Ihtifal janaaezi lilfan » (« Requiem pour les arts ») signé Abdo Nawar sur les planches du théâtre Tournesol à Tayyouné.

Trois comédiennes libanaises, sur des propos prétendument absurdes, raillent les arts...Plus tristes et décousus que pertinents ou convaincants.
Sur une scène nue, en jeans délavés, tee-shirts et baskets, les cheveux ébouriffés, trois jeunes jacassières de l'échantillonnage de la jeunesse (sans nul doute dorée) libanaise (Yvonne el-Hachem, Nour Saboune et Basma Baydon) refont le monde sur un tempo qui se veut surréaliste, caricatural et absurde.
L'une chante (le contre-pied des divas à la Haïfa), l'autre cause en anglais, en roulant des pommes de terre brûlantes dans sa bouche, et la dernière, qui se veut légère d'esprit, pinaille en «fronçais» comme une donzelle échappée de la rue Huvelin...
Révolte dans un verre d'eau vide pour des propos confus et vaseux... Pour dire quatre fois rien, avec des phrases qui sonnent creux, les trois jeunes filles s'évertuent en vain à secouer le petit public égaré dans cette piécette sans consistance ni mise en scène valable. Et ce n'est pas en se promenant dans les rangées des spectateurs, se vautrant sur le sol ou s'asseyant sur la rampe de la scène que cela fait plus moderne ou décontracté...
Gesticulations oiseuses pour un discours délibérément sans queue ni tête car, dans ce fatras verbeux, il n'y a rien à retenir.
Mélange de langues, arabe et étrangères (la lapalissade que les Libanais n'ont pas de repères linguistiques précis!), phrases fumeuses, blagues lourdes, inutile allusion à la guerre, la dérision et la parodie sont ici loin de faire mousser la mayonnaise.
Dommage, car au pays du Cèdre, pour ce sujet prêtant le flanc à la critique et la révolte (comme pour tant d'autres, la politique par exemple!), la matière est pourtant juteuse. Et c'est raté.
Trois comédiennes libanaises, sur des propos prétendument absurdes, raillent les arts...Plus tristes et décousus que pertinents ou convaincants.Sur une scène nue, en jeans délavés, tee-shirts et baskets, les cheveux ébouriffés, trois jeunes jacassières de l'échantillonnage de la jeunesse (sans nul doute dorée) libanaise (Yvonne el-Hachem, Nour Saboune et Basma Baydon) refont le monde sur un tempo qui se veut surréaliste, caricatural et absurde.L'une chante (le contre-pied des divas à la Haïfa), l'autre cause en anglais, en roulant des pommes de terre brûlantes dans sa bouche, et la dernière, qui se veut légère d'esprit, pinaille en «fronçais» comme une donzelle échappée de la rue...
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