Deux combattants du Hezbollah déposant une couronne de fleurs sur le lieu d’une opération kamikaze à Tyr, en présence du député Nawwaf Moussaoui. Mohammad Zayyat/AFP
Soulignant que le 8 Mars n'aura de cesse jusqu'à ce que la lumière soit faite sur l'affaire des faux témoins, le ministre d'État pour le Développement administratif, Mohammad Fneich, a indiqué que cette question sera « en tête de l'ordre du jour du Conseil des ministres ». « En d'autres termes, il ne sera pas possible d'aborder un sujet quelconque avant qu'elle ne soit tranchée. Si elle l'est, tant mieux. Sinon, le blocage se poursuivra », a averti le ministre, dans une interview à la télévision.
Plus nuancé, le ministre de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé, proche du président de la Chambre, Nabih Berry, a pour sa part estimé qu'il est « prématuré de parler d'impasse », jugeant quand même « préférable d'en finir avec le dossier des faux témoins pour pouvoir passer à autre chose ». Il a assuré que l'opposition ne se retirera pas du gouvernement « et qu'elle reste » soucieuse de maintenir le calme et d'œuvrer au sein des institutions, sur base de la Constitution ». Pour M. Khalifé, ce sont « ceux qui refusent d'ouvrir le dossier des faux témoins qui paralysent le gouvernement ». M. Fneich et lui ont jugé que l'examen de ce dossier est « dans l'intérêt de tous les Libanais ».
Le député Nawwaf Moussaoui a quant à lui insisté sur le fait « que personne ne peut menacer ou intimider le Hezbollah », précisant que son parti « effectue une lecture minutieuse et objective de l'évolution de la situation et de l'équilibre des forces pour parer au pire ».
Rejetant toutes les « indiscrétions à la presse sur une éventuelle implication du Hezbollah » dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, il n'a pas voulu s'étendre sur les informations concernant la nature de la réaction de son parti au cas où l'acte d'accusation prévu l'accablerait. « Les gens parlent du 7 mai, mais oublient le 5 mai (l'adoption par le gouvernement de décisions contre lesquelles le Hezbollah s'est soulevé en envahissant les rues de la capitale). Chaque chose en son temps. Il ne faut pas anticiper. Nous espérons que rien ne se passera et que la partie adverse comprendra qu'une discorde affectera tout le monde », a-t-il dit, dans une interview à paraître aujourd'hui dans Magazine.


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