"Deux accusations et condamnations visent Sakineh Mohammadi Ashtiani, sans nul doute l'accusation de meurtre passe avant les autres accusations et la justice a mis à l'ordre du jour d'abord celle-ci (meurtre)", a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeie, cité mercredi soir par l'agence officielle Irna.
"L'énoncé d'une peine définitive requiert plus de temps et d'investigations", a-t-il ajouté.
Mme Mohammadi-Ashtiani a été condamnée à la pendaison pour son implication dans le meurtre de son mari et à la lapidation pour plusieurs cas d'adultères.
La première condamnation pour meurtre a été commuée en appel en une peine de dix ans de prison. Mais la condamnation à la lapidation a été confirmée en 2007 par la Cour suprême.
L'exécution de cette peine a toutefois été suspendue début juillet par la justice, qui a affirmé que le dossier (meurtre et adultères) était encore en cours d'examen.
Une vaste campagne internationale a été lancée ces derniers mois contre une éventuelle lapidation de Mme Mohammadi-Ashtiani. De nombreux pays ont demandé à Téhéran de renoncer à cette peine "barbare".
En insistant sur l'accusation de meurtre, la justice iranienne veut souligner qu'outre plusieurs cas d'adultère, Mme Sakineh-Ashtiani est également accusée de complicité dans le meurtre de son mari.
Le mois dernier, Sajjad, le fils de Mme Mohammadi-Ashtiani, son avocat Houtan Javid Kian, et deux journalistes allemands, venus en Iran avec des visas touristiques, ont été arrêtés à Tabriz.
Les deux journalistes allemands entrés en Iran voulaient interviewer le fils de la condamnée.


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