Une toile en technique mixte où l’opacité et la transparence des teintes se mélangent.
Établie au Liban, l'artiste d'origine irakienne Leila Kubba Kawash peint le Liban comme elle le vit. Un pays à multiples facettes d'une réalité bien vivante encore. Sa palette, tantôt transparente, tantôt baignant dans une opacité de couches de couleurs, illustre des instants d'un réel onirique ou d'un imaginaire tangible. Ainsi, du port où sont amarrées les barques au vendeur de maïs, en passant par les marchands de quatre saisons et les joueurs de trictrac, sans oublier les femmes voilées au souk et dévoilées sur les balcons, c'est le Beyrouth du passé et du présent confondus.
«Beyrouth est une ville de contrastes, dit Leila Kubba Kawash. Entre l'ancien et le moderne, la pauvreté et la richesse, l'humble et l'extravagant, la capitale de tous les extrêmes - qui va même du constructif au destructif - offre au regard un éventail vivant d'images.» Au moyen de différentes techniques, l'artiste parvient, avec ses collages de journaux, les calligraphies et les teintes chaudes ou grisâtres, de reproduire un monde évanescent. Sur le point de disparaître?
C.K.
* Galerie Zamaan, rue Sadate. Tél. : 01/745571-2.

