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Moyen Orient et Monde - Gouvernement

L’espoir de sortie de crise s’amenuise en Irak

Les dirigeants irakiens réunis pour trouver un terrain d'entente sur une dizaine de dossiers épineux.
Plusieurs dirigeants irakiens opposés au Premier ministre Nouri al-Maliki étaient absents ou ont quitté hier soir la réunion consacrée au partage du pouvoir, amenuisant l'espoir de sortir de la crise qui paralyse depuis huit mois les institutions politiques irakiennes.
Les deux principaux dirigeants de la liste Iraqiya, qui avait bénéficié d'un vote massif des sunnites lors des législatives de mars, l'ex-Premier ministre Iyad Allaoui et le vice-président Tarek al-Hachémi, ne se sont pas rendus à la réunion. Lors d'une conférence de presse, le vice-Premier ministre d'origine kurde, Roz Nouri Chawis, a affirmé que M. Allaoui « était absent car il était malade et qu'il sera bien sûr présent aujourd'hui lors de la prochaine réunion ». « En revanche, d'autres dirigeants d'Iraqiya ont participé sérieusement aux discussions », a-t-il souligné. Cependant, un député proche de M. Allaoui a affirmé à l'AFP que les deux hommes ont refusé de venir à cette réunion « car ils ne voulaient pas être dans l'obligation de choisir leur candidat pour le poste de président du Parlement, comme le leur proposent les formations kurdes et chiites ».
Le second vice-président, Adel Abdel Mehdi, un des dirigeants chiites du Conseil supérieur islamique d'Irak (CSII), a de son côté quitté la réunion qui se déroulait au domicile du chef kurde Massoud Barzani à Bagdad, a-t-on appris auprès des participants.
Par ailleurs, M. Chawis a indiqué que la « tenue de la session du Parlement jeudi sera discutée aujourd'hui » et que la répartition des postes de chef de l'État, de Premier ministre et de président du Parlement, « n'avait pas été discutée mardi car elle n'était pas à l'agenda ». « C'est une question très importante qui nécessite beaucoup de temps. »
Après s'être rencontrés lundi à Erbil, au Kurdistan irakien, les principaux dirigeants politiques s'étaient donné deux jours supplémentaires pour surmonter leurs divergences avant la réunion du Parlement, qui est censé choisir jeudi son président puis élire un chef de l'État, qui désignera ensuite un Premier ministre.
M. Maliki est en position de force car il dispose, grâce au ralliement de plusieurs groupes, du plus vaste soutien au Parlement, avec 148 élus. Il lui manque encore 15 sièges pour obtenir la majorité absolue des 325 sièges. Les différentes formations kurdes ont obtenu 57 sièges au total. Or, selon le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh, un accord a été conclu samedi entre l'Alliance nationale, un regroupement de formations chiites auquel appartient M. Maliki, et l'Alliance kurde. Ils ont décidé de maintenir à la présidence de la République le dirigeant kurde Jalal Talabani et de laisser à son poste le Premier ministre Maliki. Ils n'ont laissé à la liste Iraqiya que le poste de président du Parlement, ce que M. Allaoui refuse.
Théoriquement, chiites et kurdes ont donc assez de sièges au Parlement pour former ensemble un gouvernement, mais l'exclusion des sunnites soutenant l'alliance laïque de M. Allaoui risquerait de raviver les violences, cette communauté pouvant s'estimer lésée.
Sur un autre plan, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a indiqué hier que les États-Unis étaient ouverts à l'idée de prolonger la présence de leurs troupes en Irak au-delà de 2011, mais que la décision relevait de Bagdad.
Plusieurs dirigeants irakiens opposés au Premier ministre Nouri al-Maliki étaient absents ou ont quitté hier soir la réunion consacrée au partage du pouvoir, amenuisant l'espoir de sortir de la crise qui paralyse depuis huit mois les institutions politiques irakiennes.Les deux principaux dirigeants de la liste Iraqiya, qui avait bénéficié d'un vote massif des sunnites lors des législatives de mars, l'ex-Premier ministre Iyad Allaoui et le vice-président Tarek al-Hachémi, ne se sont pas rendus à la réunion. Lors d'une conférence de presse, le vice-Premier ministre d'origine kurde, Roz Nouri Chawis, a affirmé que M. Allaoui « était absent car il était malade et qu'il sera bien sûr présent...
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