Les Nancéiens ne comptent plus qu'un petit point d'avance sur le premier relégable, qui n'est autre que leur vainqueur du week-end. Les protégés de Pablo Correa, auteurs d'une copie plutôt séduisante en première mi-temps, ont ensuite explosé en encaissant quatre buts en 32 minutes dont les deux premiers marqués contre leur camp par Benjamin Gavanon (55e) et Jordan Lotiès (63e).
« C'est la pire deuxième mi-temps. Et si ce n'est pas le pire match, on n'en est pas loin », constate le milieu de terrain Julien Féret.
« On a fait 25 bonnes minutes. On se procure quelques occasions. Et après, plus rien. Il n'y a pas eu révolte dans les faits importants du match », ajoute-t-il. Les deux dernières réalisations sont l'œuvre de l'attaquant monégasque sud-coréen Chu Young-park (81e et 87e) alors que les Lorrains n'avaient plus rien montré depuis la reprise malgré trois changements et un 11 de départ remanié, sans l'attaquant Marama Vahirua laissé sur le banc. « Perdre les matchs en prenant des risques, je veux bien. Le problème, c'est qu'on perd les matches et on ne prend pas de risques. Ça me dérange énormément. Je pense qu'on a une grosse défaillance dans le mental », regrette l'entraîneur Pablo Correa.
La défaite face à Monaco est la cinquième à domicile en six matches depuis le début de saison sur la pelouse artificielle, qui ne faisait pourtant plus débat depuis le match précédent et la victoire 1-0 face à Lorient.
Correa, habituellement avare d'explications, a cette fois accepté d'analyser en profondeur les maux qui rongent son équipe et ne s'exonère d'aucune responsabilité dans la situation actuelle du club.
« Je n'arrive pas à comprendre pourquoi, par moments, on reste amoindris et sans réaction », dit celui qui fêtera jeudi ses huit ans en tant qu'entraîneur à la tête de la même formation.
« Ce qui m'inquiète, c'est qu'on a pris 22 buts en 12 journées et ça me fait ch... Je me pose des questions. Il faudra ses les poser et... voir. »
Le technicien franco-uruguayen, par stratégie de communication ou par conviction, laisse même entendre, comme il l'a déjà fait, qu'il pourrait ne plus être l'homme de la situation.
« Il faut chercher un peu partout, pas seulement chez les joueurs. Peut-être que c'est mon message qui ne passe pas. C'est à moi de savoir si je dois m'adapter ou carrément... voir », lâche-t-il, en refusant de prononcer le terme de démission.
Le président du club Jacques Rousselot, actuellement à New York où il a couru dimanche le marathon, n'a pas assisté à la rencontre et était injoignable hier matin.

