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Économie - Discussions

Les monarchies du Golfe avancent vers l'union douanière

Les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont plus que jamais proches de l'union douanière, maintes fois repoussée, ont indiqué samedi des responsables du CCG, précisant qu'il ne restait plus que des entraves "administratives".

Le numéro deux du FMI, M. Lipsky, a signé un accord avec le ministre koweïtien des Finances Mustafa Al-Chamali pour l'établissement d'un Centre FMI-Moyen Orient pour l'économie et la finance, basé dans le pays.

"Il y a consensus à propos de l'union douanière et même une loi douanière commune", a déclaré le secrétaire général adjoint du CCG, Mohammed al-Mazroui, à l'issue d'une réunion des ministres des Finances du CCG, au Koweït.
"Mais il existe des obstacles que les ministres ont étudiés (...) Il s'agit uniquement de difficultés administratives liées au mouvement des biens entre les États membres", a-t-il ajouté.
"Tant qu'il y a intégration et travail commun, il y aura quelques obstacles", a-t-il poursuivi, mais "des efforts seront déployés pour les régler".
En septembre, les six pays du CCG ont décidé de reporter l'application de l'union douanière en raison de désaccords à propos du partage des recettes et des problèmes de conformité avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Mais le CCG a convenu d'établir un mécanisme électronique pour le règlement des droits de douane entre les pays membres (l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar, Oman et les Émirats arabes unis).
Le ministre koweïtien des Finances, Moustafa al-Chamali, a déclaré à l'issue de la rencontre que les ministres avaient décidé d'utiliser le système électronique, minimisant les obstacles entravant l'union douanière.
L'union douanière a été lancée début 2003 pour une période transitoire de trois ans, mais des questions liées aux recettes, au dumping et au protectionnisme ont plusieurs fois retardé son application.
L'union douanière vise au final à créer une zone franche pour faciliter le mouvement des biens entre les États du CCG et entre le CCG et le reste du monde.
M. Chamali a évoqué une proposition du Bahreïn de créer un fonds pour la stabilité économique et financière du CCG, et une autre du Qatar suggérant la création d'une banque de développement.
M. Mazroui a de son côté indiqué que les ministres avaient approuvé des amendements à une loi anti-dumping pour être en conformité avec l'OMC.

Par ailleurs, le numéro deux du Fonds monétaire international (FMI), John Lipsky, a jugé samedi que la reprise économique était solidement engagée dans les pays du Conseil du Golfe (CCG), mais il les a appelés à relancer le crédit et renforcer le secteur financier.
Dans un communiqué publié à l'issue d'une rencontre à Koweït avec les ministres des finances et gouverneurs des banques centrales de CCG, formé de l'Arabie saoudite, de Bahreïn, des Emirats arabes unis, d'Oman, du Qatar et du Koweït, M. Lipsky a souligné que "à court terme, la difficulté pour les pays du CCG sera de soutenir une renaissance de la croissance du crédit qui, comme dans beaucoup d'autres pays, a fortement décliné en raison de la crise".
Pour le premier directeur général adjoint du FMI, la forte capitalisation des banques de la région, ainsi que les restructurations intervenues cette année, devraient permettre cette évolution.
À plus long terme, M. Lipsky a préconisé plusieurs réformes de fond, pour améliorer la surveillance du secteur financier, se doter d'outils de politique macro-prudentielle, de gestion des liquidités, etc.
Enfin, pour ce qui est des plans de relance mis en oeuvre dans la région, M. Lipsky a estimé que "la plupart des pays du CCG" pourraient les laisser en place jusqu'à la fin de l'année "et en 2011 si nécessaire".
"Toutefois dans certains pays, nous voyons les premiers signes d'une reprise de l'inflation. Si cela dure, cela pourrait nécessiter d'arrêter la relance dès 2011", a-t-il dit.
Par ailleurs M. Lipsky a durant son séjour au Koweït signé un accord avec le ministre koweïtien des Finances Mustafa Al-Chamali pour l'établissement d'un Centre FMI-Moyen Orient pour l'économie et la finance (CEF), basé dans le pays.
Ce centre, qui doit être inauguré en mai 2011, sera un outil d'aide à la prise de décision économique et à la mise en oeuvre des politiques dans tous les pays membres de la Ligue arabe.
"Des formations au CEF s'adresseront à des responsables gouvernementaux de la Ligue arabe participant à la formulation et à la mise en oeuvre des politiques macro-économiques et financières", selon un communiqué.
"Le centre, logé et financé par les autorités koweïtiennes, aura une architecture ouverte, permettant qu'il soit également parrainé par d'autres pays et institutions de la région", est-il encore expliqué.

"Il y a consensus à propos de l'union douanière et même une loi douanière commune", a déclaré le secrétaire général adjoint du CCG, Mohammed al-Mazroui, à l'issue d'une réunion des ministres des Finances du CCG, au Koweït."Mais il existe des obstacles que les ministres ont étudiés (...) Il s'agit uniquement de difficultés administratives liées au mouvement des biens entre les États membres", a-t-il ajouté."Tant qu'il y a intégration et travail commun, il y aura quelques obstacles", a-t-il poursuivi, mais "des efforts seront déployés pour les régler".En septembre, les six pays du CCG ont décidé de reporter l'application de l'union douanière en raison de...
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