Alexandre Lacazette, Bafétimbi Gomis et Jean II Makoun, entrés en milieu de seconde période alors que le score était de 4-0 en faveur de Benfica, ont, en effet, apporté un meilleur équilibre à une équipe mal bâtie au coup d'envoi.
La titularisation de Dejan Lovren au poste d'arrière gauche, alors qu'il est défenseur central et droitier, a suscité beaucoup d'interrogations durant le voyage retour, tout comme l'absence de Kim Källström.
Le Suédois, milieu gauche, gaucher, avait dépanné comme latéral en raison de l'absence d'Aly Cissokho, contre Paris-Saint-Germain et Sochaux.
Sa présence, au moins au milieu, aurait été bénéfique dans l'engagement physique, secteur où ni Miralem Pjanic ni Yoann Gourcuff n'ont eu grand impact. Enfin, on peut se demander pourquoi l'arrière gauche de l'équipe du Brésil au Mondial 2010, Michel Bastos, ne peut occuper ce poste à l'OL, au moins en attendant le rétablissement de Cissokho.
Le Brésilien a néanmoins terminé la rencontre à Lisbonne en reculant dans cette position, participant ainsi à la bonne période d'une équipe enfin équilibrée.
Alors que les résultats d'octobre avaient été encourageants, l'OL semble douter de nouveau, comme si l'effectif, mis sous pression par l'échéance fixée par Jean-Michel Aulas, s'était relâché une fois prise la décision de maintenir Claude Puel.
Jusqu'à présent, JMA pouvait se raccrocher à la Ligue des champions pour affirmer que son équipe n'allait pas si mal.
Llorris fragile dans les airs
Mais Lyon n'a gagné que face à Hapoël Tel-Aviv (3-1), une équipe faible, puis à domicile devant Schalke 04 (1-0) et Benfica (2-0), deux adversaires très moyens, réduits à dix durant la moitié du match.
Le revers de mardi, même si l'OL a limité la casse en conservant de justesse la différence de but directe sur Benfica ainsi que la tête du groupe B, a ramené les Lyonnais vers la réalité : celle d'une équipe manquant de cohésion, incapable de livrer un match plein sur 90 minutes en exploitant bien ses temps forts et en gérant ses temps faibles. Ce constat ne date pas de cette saison. Par ailleurs, les individualités ne font plus la différence comme par le passé. C'était la force de l'OL.
En attaque et dans l'animation du jeu, le buteur Lisandro est indisponible et Gourcuff n'est toujours pas le meneur-magicien annoncé.
En défense, Cris, blessé cet été, n'a pas retrouvé pleinement son niveau alors qu'Hugo Lloris, souvent déterminant sur sa ligne, ne rassure pas dans les airs.
Samedi, à Rennes, une deuxième défaite d'affilée serait sans doute mal vécue par les supporteurs comme à l'intérieur du club même si l'OL, 10e de la Ligue 1, n'est qu'à trois longueurs du podium.


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