Les autorités grecques ont émis un appel à témoin en rendant publiques les photographies de cinq hommes, âgés de 21 à 30 ans, recherchés depuis l'automne 2009 pour leur appartenance présumée au groupe d'obédience anarchiste « Conspiration des cellules de feu ». La piste de ce groupe dans l'affaire des envois piégés visant les dirigeants français, Nicolas Sarkozy, allemand, Angela Merkel, et italien, Silvio Berlusconi, ainsi qu'à une série d'ambassades avait émergé lundi avec l'arrestation de deux suspects, qui venaient de déposer des colis dans des agences de messagerie express à Athènes.
Alertée par l'explosion accidentelle d'un de ces paquets, la police avait réussi mardi à en localiser douze, mais un colis piégé est arrivé jusqu'à la chancellerie allemande, où il a été neutralisé par la sécurité de Mme Merkel. L'envoi piégé adressé à M. Berlusconi a été intercepté mardi soir à bord d'un avion postal privé à l'aéroport de Bologne (Italie). Selon les premiers éléments de l'enquête, les colis piégés contenaient des livres évidés et remplis d'une poudre provenant de pétards.
Le ministre grec des Affaires étrangères Dimitris Droutsas a exclu toutefois tout lien de ces incidents avec « un groupe terroriste international organisé ».
Le Premier ministre grec Georges Papandréou a condamné « ces actes irresponsables et téméraires » qui « ne réussiront pas à porter atteinte à la démocratie et aux énormes efforts du pays pour faire face à la crise ».
La police grecque sera aidée par des enquêteurs allemands, qui sont partis mercredi pour Athènes, selon la police fédérale allemande (BKA).
Pour sa part, la Commission européenne a convoqué pour vendredi à Bruxelles une réunion des experts en matière de sécurité aérienne et d'explosifs pour évaluer les réponses à apporter aux nouvelles menaces terroristes que représentent les colis piégés en provenance de Grèce et du Yémen.
Selon le ministre de la Protection du citoyen, Christos Papoutsis, les colis piégés adressés à Silvio Berlusconi et Angela Merkel envoyés d'Athènes n'ont pas été contrôlés par les autorités aéroportuaires grecques, les sociétés de messagerie étant responsables du contrôle du courrier. Il a indiqué qu'il fallait « ouvrir un dialogue au niveau européen pour harmoniser la législation des pays de l'Union européenne (UE) ».


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